Présidentielle française: la justice établira mon innocence, affirme Fillon


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François Fillon a de nouveau dénoncé "une instrumentalisation des affaires" pour l'"empêcher" d'être candidat à l'Elysée.

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(sda-ats)

Le candidat de droite François Fillon s'est dit mercredi convaincu que la justice établira son innocence dans l'affaire d'emplois fictifs présumés de sa famille pour laquelle il a été inculpé. La procédure intervient à moins de 40 jours de la présidentielle française.

Invité de Radio classique, le candidat de la droite et du centre à la présidentielle a affirmé subir une procédure judiciaire "qui n'est pas normale". "Même le juge l'a reconnu", a-t-il soutenu à propos du premier magistrat instructeur Serge Tournaire, chargé de l'information judiciaire le visant avec deux autres juges d'instruction.

"Elle est adossée à un calendrier politique", a poursuivi François Fillon, dénonçant de nouveau "une instrumentalisation des affaires" pour l'"empêcher" d'être candidat à l'Elysée.

"Je suis innocent, ma femme a travaillé avec moi pendant des années comme c'est le cas de centaines et de centaines de parlementaires, dans le passé et en ce moment même", a-t-il dit à propos de l'enquête sur les emplois présumés fictifs dont sa famille aurait bénéficié.

"Je suis convaincu que la justice, même si ça prendra du temps, établira cette innocence", a-t-il souligné. "Je suis parfaitement tranquille avec ma conscience", a-t-il ajouté ensuite.

"Calendrier diabolique"

Parlant d'un "calendrier diabolique", l'ancien Premier ministre a de nouveau justifié le maintien de sa candidature. Une décision contraire à ses engagements initiaux qui a provoqué une fronde au sein de son camp.

"Je considère que ce calendrier exceptionnel, qui n'est pas celui d'un justiciable normal, me délivre de l'engagement que j'avais pris de ne pas être candidat si j'étais mis en examen", a-t-il déclaré.

Evoquant l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris sur une soirée de promotion de jeunes pousses françaises à laquelle Emmanuel Macron avait participé en janvier 2016 à Las Vegas, François Fillon en a déduit qu'"une certaine gêne" s'emparait désormais du "milieu médiatique" et "peut-être (...) es cercles du pouvoir".

"J'ai le sentiment (...) qu'on cherche désormais à équilibrer un peu les choses", a-t-il commenté.

ATS

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