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Santésuisse s'inquiète du boum des dépenses en matière de médicaments en Suisse (archives)

KEYSTONE/APA/BARBARA GINDL

(sda-ats)

Les conséquences en Suisse de la vague d'attaques terroristes en Europe, l'explosion des coûts de la santé ou encore les négociations entre la Suisse et l'Union européenne sur la libre circulation des personnes, occupent la presse dominicale. En voici les titres:

Le Matin Dimanche/SonntagsZeitung: Après la vague d'attaques qui a frappé l'Europe, les policiers suisses veulent s'inspirer de leurs confrères finlandais pour mieux prévenir la radicalisation des personnes. Ces derniers tablent sur les dénonciations des proches. "Il y a des signes observables chez les délinquants potentiels", comme des modifications du comportement, explique au Matin Dimanche et à la SonntagsZeitung le commissaire en chef de la police centrale finlandaise. Les cantons suisses se disent intéressés par l'expérience nordique. "Nous allons discuter quels éléments prendre du Community Policing finnois", déclare le président de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police, le Bernois Hans-Juerg Kaeser.

Le Matin Dimanche/SonntagsZeitung: Santésuisse fait part dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung de son inquiétude face aux dépenses pour les médicaments, qui ont augmenté de 311 millions de francs en un an. L'organisation faîtière des assureurs explique cette hausse notamment par l'arrêt de l'étude comparative du prix des médicaments avec l'étranger, suite à une décision de justice. La mesure avait permis de faire baisser la facture de 100 millions pendant des années, selon la directrice de santésuisse, Verena Nold. Elle regrette que le ministre de la santé Alain Berset ne réintroduise une autre forme de comparaison qu'en 2017 et ne portant que sur un tiers des médicaments.

Zentralschweiz am Sonntag/Ostschweiz am Sonntag: Des diplomates suisses et de l'Union européenne ont discuté de la libre circulation des personnes au cours des deux dernières semaines, rapportent Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. Il est ressorti des pourparlers qu'une entente pour négocier entre la Suisse et la Grande-Bretagne, qui a voté pour la sortie de l'UE, n'est pas idéale. Les discussions "doivent être adaptées à la Suisse et ne pas ouvrir des portes pour d'autres" pays, indique une source européenne citée par les journaux. Une négociation commune menée par Berne et Londres serait "plutôt toxique", relève aussi un diplomate suisse.

SonntagsBlick: Le parti socialiste suisse (PS) recrute dans ses rangs des conseillers en naturalisation pour faciliter la démarche des personnes qui veulent acquérir le passeport suisse. Selon le SonntagsBlick, 41 membres de la formation à la rose sont à disposition pour aider à remplir des formulaires ou pour aider à préparer aux entretiens avec la commission de naturalisation. Parmi les conseillers figurent le président du parti, Christian Levrat, et le chef du groupe socialiste au Parlement, Roger Nordmann. Les migrants peuvent demander de l'aide directement sur le site Internet du PS. Les gens peuvent se sentir désécuriser face aux questions administratives, explique M. Levrat. "Pour les migrants, cet obstacle est encore plus grand".

SonntagsBlick: Des grenades à main suisses ont été retrouvées sur les auteurs de l'attaque de mars 2014 à Nigde, considérée comme la première attaque de l'Etat islamique en Turquie, affirme le SonntagsBlick, citant l'acte d'accusation. Les quatre djihadistes, de nationalité étrangère, ont été condamnés en juin à des peines de prison à vie pour la mort de deux soldats et d'un chauffeur de camion. L'un des tueurs a grandi à Brugg (AG). Il a été arrêté en possession de deux grenades de type HG85 SM8-03 et OHG92 SM6-03. Les engins ont été fabriqués par la société d'armement suisse RUAG et ont été vendus avec 225'000 autres pièces en 2003 aux Emirats arabes unis. Ces derniers les ont ensuite cédés à la Jordanie. De là, les grenades sont passées en Syrie, puis ont été transférées en Turquie par les djihadistes.

NZZ am Sonntag: Les employés des grandes firmes suisses ont jusqu'ici versé davantage d'argent aux républicains qu'aux démocrates dans la campagne de la présidentielle et des législatives aux Etats-Unis du 8 novembre, selon la NZZ am Sonntag, citant l'ONG Center for Responsive Politics. Comme la donation d'argent aux partis politiques est interdite aux Etats-Unis pour les entreprises, des comités d'action politiques font des collectes auprès des salariés. L'argent est donné fréquemment aux membres du Congrès et non aux partis et aux candidats à la Maison-Blanche. La préférence des entreprises suisses pour les républicains touche plusieurs branches: les employés des banques UBS et Credit Suisse, le cimentier LafargeHolcim, des assureurs Zurich et Swiss Re, ainsi que des sociétés de la pharma Novartis et Genentech, filiale de Roche.

NZZ am Sonntag: Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann veut améliorer les conditions cadres pour les start-up en Suisse. Selon la NZZ am Sonntag, ces sociétés seront exemptées d'impôts durant les sept premières années, comme en Californie. Les investisseurs pourraient aussi profiter de cette mesure, qui serait une forme de compensation pour le risque. Alors que le conseiller aux Etats Ruedi Noser (PLR/ZH) applaudit, la conseillère nationale Jacqueline Badran (PS/ZH) s'insurge. Elle dénonce cette exemption d'impôts, car, selon elle, les start-up ne se financent généralement pas par des prêts, mais par la vente d'actions de la société.

SonntagsZeitung: L'ex-banquier Rudolf Elmer, condamné l'an dernier à une peine pécuniaire avec sursis pour violation du secret bancaire notamment, a fait valoir devant la justice des éléments prouvant qu'il n'a pas violé le droit suisse en remettant des données confidentielles de clients à WikiLeaks, affirme la SonntagsZeitung. L'un de ces "nouveaux documents", remis en juin au tribunal cantonal zurichois dans le cadre de son recours, montre que l'ancien cadre de Julius Baer n'avait pas un contrat de travail basé sur le droit suisse. La défense argue en effet que le mandat de M. Elmer ne dépendait pas de Julius Baer à Zurich, mais que le banquier avait été engagé par une société indépendante de la banque dans les îles Caïmans, qui ne relève donc pas de la loi fédérale sur les banques.

Schweiz am Sonntag: L'ex-procureur général de la Confédération, Erwin Beyeler, affirme dans Schweiz am Sonntag que le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone rencontre des problèmes qualitatifs. Mais ceux-ci ne mettent toutefois pas en péril le fonctionnement de l'institution, selon le prédécesseur de Michael Lauber. Le nombre de cas portés devant la haute cour étant moindres, les tribunaux cantonaux des plus grands cantons pourraient s'en charger. Comme les juges de ces instances possèdent une plus grande expérience que ceux de Bellinzone, ils pourraient rendre "des jugements plus rapides, de meilleure qualité et traités avec plus de professionnalisme", note M. Beyeler. La Confédération pourrait aussi économiser de l'argent.

sda-ats

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