RIE III n'est pas un modèle à l'équilibre (Eveline Widmer-Schlumpf)


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L'ex-conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf estime que certains points déséquilibrent le modèle proposé pour RIE III (photo symbolique).

Keystone/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

L'ex-ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf considère que la troisième réforme des entreprises (RIE III) n'est pas indispensable. Un modèle fiscal a besoin d'être en équilibre constant, ce qui n'est pas le cas de la proposition soumise au peuple le 12 février.

Le Parlement a été très loin dans sa volonté de soulager certaines entreprises, "ce paquet de mesures n'est pas le même que celui proposé par le Conseil fédéral", a souligné la Grisonne dans une interview publiée lundi dans le quotidien alémanique Blick. A présent, "certains éléments déséquilibrent la réforme", a avancé celle qui, ministre des finances, avait mis RIE III sur les rails.

Elle cite la réduction du taux d'imposition des bénéfices et le fait que le Parlement a refusé de suivre le Conseil fédéral qui proposait un socle relevé à au moins 70% pour l'imposition des dividendes. Et de déplorer ainsi dans la proposition actuelle l'absence d'un système de contre-financement, ou compensation des charges: "Il faut avoir à l'esprit qu'il reste à trouver comment financer la réforme".

Le soin accordé à la place économique helvétique est important, selon Mme Widmer-Schlumpf. En comparaison internationale, la Suisse occupe une place confortable. "Le Parlement a toutefois été très loin dans sa volonté de soulager certaines entreprises", alors que RIE III veut en priorité abolir les avantages fiscaux offerts aux sociétés ayant une dimension internationale.

"Il était déjà pour nous difficile de prévoir les effets de la réforme dans sa version originale et maintenant, c'est encore plus compliqué", a assuré l'ancienne conseillère fédérale PBD.

ATS

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