Rien ne prouve que l'EI a utilisé des armes chimiques à Mossoul


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Les troupes irakiennes poursuivent leur progression à Mossoul-Ouest (archives).

KEYSTONE/AP/KHALID MOHAMMED

(sda-ats)

L'ambassadeur irakien à l'ONU a affirmé vendredi que rien ne prouvait que l'EI a utilisé des armes chimiques à Mossoul. Selon le Pentagone, les djihadistes ont développé des armes chimiques rudimentaires, comme de l'agent moutarde, dans l'université de la ville.

Le Comité international de la Croix-Rouge avait en outre annoncé le 3 mars que sept personnes, dont cinq enfants, avaient été hospitalisées près de la deuxième ville d'Irak pour des blessures causées par des armes chimiques. Le CICR n'avait pas précisé qui en était présumé responsable.

"Il n'y a vraiment aucun indice prouvant que Daech a utilisé l'arme chimique", a affirmé l'ambassadeur Mohamed Alhakim, utilisant un acronyme arabe pour désigner l'Etat islamique (EI).

S'adressant aux journalistes avant une réunion à huis clos du Conseil de sécurité sur l'Irak, il a précisé avoir transmis cette information aux Nations unies après s'être entretenu avec son gouvernement à Bagdad vendredi.

L'EI s'effondre

Il a ajouté que l'Irak était en contact avec l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et que celle-ci pouvait déployer une équipe d'experts en cas de soupçons d'attaques à l'arme chimique.

Les forces irakiennes mènent une offensive pour chasser l'EI de Mossoul, son dernier grand fief en Irak. Elles ont repris la partie orientale fin janvier. Parmi les centaines de milliers de civils toujours présents à Mossoul-Ouest, seuls quelque 50'000 ont réussi à fuir et rejoindre des camps de déplacés, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

D'après un haut gradé de l'armée irakienne, le groupe sunnite extrémiste commencerait à "s'effondrer". "L'ennemi s'était battu férocement sur la première ligne de défense", a-t-il expliqué. Mais l'EI "a perdu de nombreux combattants". Les forces spéciales irakiennes ont encore progressé vendredi à Mossoul-Ouest. Elles s'approchent de plus en plus de la vieille ville, dernier repaire des djihadistes.

ATS

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