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"Cette victoire est une grande victoire !" C'est un Roger Federer rassuré - "soulagé ne serait pas le mot exact", dit-il -, qui s'est présenté devant la presse après son retour gagnant.

"J'ai joué comme à l'entraînement. Sans retenue. Sans hésiter un seul instant avant d'aller à la pêche aux amorties, se félicite-t-il. Ce match fut un match riche en émotions. Il y a eu tout d'abord l'ambiance que j'ai perçue tout de suite. Il y a eu aussi cette fin de rencontre à bien négocier avec Garcia-Lopez qui est revenu au score."

Le plus important fut, bien sûr, son genou gauche. "Il a tenu", lâche-t-il. Opéré du ménisque interne sous anesthésie générale le 3 février dernier, Roger Federer n'a pas cessé de le tester ces dernières semaines, ces derniers jours. "On a toujours cherché à aller à la limite, qu'il s'agisse du physique avec Pierre Paganini, du tennis avec Severin Lüthi et Ivan Ljubicic ou de la physio avec Daniel Troxler. Il n'y a eu qu'une seule alerte: un épanchement après avoir effectué vingt services. Mais le lendemain, je n'avais plus aucune gêne. Maintenant, il faut voir comment mon genou va réagir après trois matches d'affilée, trois heures ou cinq heures passées sur le court. Mais je n'ai pas de grandes inquiétudes."

Inquiet, il le fut, avoue-t-il, juste avant et juste après l'opération. "Il s'agissait de la première narcose complète de ma vie. Ce n'est pas évident à appréhender, dit-il. Et lors des deux heures qui ont suivi mon réveil, je me disais que ce n'était pas mon genou. J'ai eu peur pour la suite..." La présence de ses proches - épouse, père et coach - l'a aidé à passer ce cap. Rassuré par le corps médical, il a pu très vite élaborer ce programme de reprise qui lui permet, semble-t-il de se présenter dans ce Masters 1000 de Monte-Carlo en pleine possession de ses moyens.

sda-ats

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