Shell et Eni inculpés pour corruption au Nigeria


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Le britannique Shell, l'italien Eni et sa filiale nigériane sont soupçonnés d'avoir payé "un montant cumulé de 801 millions de dollars" (811 millions de francs) à des hommes d'affaires et politiciens nigérians (image symbolique).

KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN

(sda-ats)

L'agence anticorruption du Nigeria a annoncé jeudi avoir inculpé les groupes pétroliers Shell et Eni. Elle les accuse de corruption dans le cadre d'un contrat pétrolier de 1,3 milliard de dollars.

La Commission pour les crimes économiques et financiers (EFCC) a mis en accusation 11 personnes pour corruption, selon des documents de justice.

Le britannique Shell, l'italien Eni et sa filiale nigériane sont soupçonnés d'avoir payé "un montant cumulé de 801 millions de dollars" (811 millions de francs) à des hommes d'affaires et politiciens nigérians.

La justice italienne enquête également sur cette affaire. Cette dernière a permis en 2011 à Eni et Shell de remporter l'attribution d'un bloc pétrolier offshore au Nigeria pour 1,3 milliard de dollars. Shell et Eni ont nié tout comportement illégal.

"Eni n'a rien fait d'illégal", a déclaré le directeur général d'Eni, Claudio Descalzi, au Financial Times en février. "A chaque étape nous avons agi dans le respect de la loi (...) Eni et Shell ont payé le gouvernement nigérian, et n'ont pas été impliqués dans la décision du gouvernement sur la manière d'utiliser cet argent".

Corruption endémique

Le président nigérian Muhammadu Buhari, qui a battu le président sortant Goodluck Jonathan à la présidentielle de mars 2015, a notamment été élu sur la promesse de combattre la corruption endémique. Il affirme que des sommes d'argent public "faramineuses" avaient été volées.

Depuis le début de son mandat, les autorités ont procédé à une vague d'arrestations de hauts fonctionnaires de l'administration Jonathan pour corruption, mais peu ont jusque-là été condamnés.

ATS

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