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L'avion solaire bénéficie d'un grand ciel bleu pour sa traversée de l'Atlantique (photo symbolique).

KEYSTONE/SOLAR IMPULSE/REZO JEAN REVILLARD

(sda-ats)

L'avion solaire Solar Impulse 2 survolait l'Atlantique mardi sous un grand ciel bleu, après avoir quitté New York pour une 15e étape de son tour du monde avec le soleil pour unique carburant. Il doit le conduire d'ici trois jours à Séville, en Espagne.

"Je viens juste de me réveiller de la sieste, encore un peu fatigué mais ravi de voir le lever du soleil en m'asseyant dans mon petit #Si2", a tweeté mardi à l'aube son pilote, Bertrand Piccard, qui ne pourra s'octroyer que quelques pauses de sommeil durant la traversée. Le pilote suisse a raconté aussi sur Twitter, photos à l'appui, avoir survolé mardi un iceberg et un pétrolier.

Vers 07h30 locales (15H30 suisses), l'avion avait parcouru plus d'un tiers de la distance, soit 2500 kilomètres en une journée et cinq heures, après avoir longé la côte Est des Etats-Unis et la Nouvelle-Ecosse (est du Canada), selon Solar Impulse.

L'avion avait quitté New York et l'Amérique lundi à 02h30 locales (08h30) pour un long périple qui devrait durer au total quelque 90 heures. Le prince Albert de Monaco avait donné, depuis le Rocher de la principauté où se trouve le centre de contrôle des opérations, le feu vert au pilote suisse Bertrand Piccard.

La "Lune des fraises"

"7% du vol transatlantique déjà effectués ! #Europe, es-tu prête pour le retour du #Si2 sur le continent ?", avait tweeté Solar Impulse près de huit heures après le décollage de l'aéroport new-yorkais JFK.

Bertrand Piccard pourra observer pendant le vol - le deuxième plus long de l'épopée - la Lune rose, ou "Lune des fraises", un phénomène astrologique rare qui a lieu lorsque la lune est pleine au moment du solstice d'été. Il va avoir "une pleine lune éclatante pour me guider vers l'Europe", a-t-il raconté sur son blog.

Les pilotes se relaient

Dans un ancien message publié sur son blog environ sept heures après le décollage, Bertrand Piccard avait décrit la "vue magnifique" sur les baleines. "Comme les baleines en dessous de moi, #Si2 ne dépend que de la nature", a-t-il écrit.

L'avion ne pouvant transporter qu'un seul pilote, Bertrand Piccard, 58 ans, et son compatriote André Borschberg, 63 ans, se relaient à chaque étape pour accomplir à tour de rôle les longs vols en solitaire.

"Cette fois, c'est moi dans le cockpit, mais nous volons ensemble", a confié Bertrand Piccard à son copilote avant de monter dans son "avion de papier". Il était revenu à André Borschberg la lourde tâche de piloter l'appareil pour son étape de 6437 kilomètres au-dessus du Pacifique, entre Nagoya au Japon et Hawaï.

Sensible aux turbulences

Solar Impulse 2, pas plus lourd qu'une fourgonnette mais aussi large qu'un Boeing 747, vole à une vitesse moyenne de 50 km/h grâce à des batteries qui se rechargent à l'énergie solaire captée par quelque 17'000 cellules photovoltaïques installées sur ses ailes. Son faible poids (1,5 tonne) le rend très sensible aux turbulences.

"L'avion de papier" accomplit la 15e étape de son tour du monde débuté le 9 mars 2015 à Abou Dhabi. Une fois à Séville, il lui restera encore un tiers du voyage à accomplir avec la traversée de l'Europe et du Proche-Orient jusqu'aux Emirats arabes unis, son point de départ.

De là, il avait traversé l'Asie (Mascate, Ahmedabad et Varanasi en Inde, Mandalay en Birmanie, Chongqing et Nankin en Chine, Nagoya au Japon), puis le Pacifique avec une étape à Hawaï et enfin les Etats-Unis (San Francisco, Phoenix, Tulsa, Dayton, Lehigh Valley et New York).

sda-ats

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