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La Suisse pouvait difficilement espérer mieux à St-Moritz, où seul le slalom de clôture a mal tourné. Malgré la blessure de sa figure de proue, Lara Gut, la sélection helvétique a glané 7 médailles.

"Ce n'était quasiment pas envisageable d'arriver à un tel score", a reconnu Stéphane Cattin, chef alpin chez Swiss-Ski. "Il suffit de regarder la dernière fois que nous avons récolté autant de médailles pour réaliser l'ampleur du succès", a-t-il remarqué.

Il est vrai que cela faisait belle lurette que le ski alpin helvétique n'avait pas vécu une édition si prolifique. Le total de sept podiums n'avait plus été atteint depuis l'âge d'or des années 80, et plus précisément depuis les Mondiaux de tous les superlatifs à Vail en 1989 (11 médailles) et Crans-Montana en 1987 (14).

"C'est incroyable et inespéré", a affirmé Stéphane Cattin. "Ce n'était pourtant pas facile en débarquant à St-Moritz, où nous nous savions très attendus. De plus, au vu de notre première partie de saison en demi-teinte, surtout chez les messieurs, il n'était vraiment pas évident d'envisager une telle moisson", a-t-il admis.

Merci Lara Gut

Pour le Jurassien bernois, il est difficile à dire pourquoi la Suisse a tant cartonné à St-Moritz. "Les athlètes et le staff ont évidemment travaillé très dur pour être prêts pour ce rendez-vous. Néanmoins, la frontière entre succès et échec tient à peu de chose", a-t-il reconnu. "Nous avons ainsi eu la chance de gagner rapidement une première médaille (réd: Lara Gut en bronze en super-G), et cela a déclenché tout le processus. Il faut aussi reconnaître que la réussite a souvent été de notre côté", a-t-il ajouté.

Pour Stéphane Cattin, les sept médailles ont toutes été "magnifiques", même si deux d'entre elles ont eu une saveur particulière. "Lara Gut a décroché une médaille primordiale pour nous, même si elle s'est hélas blessée par la suite. Lara a libéré toute l'équipe, et permis l'avalanche de médailles qui a suivi. Je retiendrais aussi le titre de Luca Aerni en combiné, parce qu'il cache une histoire incroyable", a-t-il dit à propos du Valaisan qui, grâce à un sacré concours de circonstances - succès avec un centième d'avance, qualification chanceuse pour la 2e manche avec le 30e rang de la descente -, avait créé une énorme surprise en devenant champion du monde.

C'est d'ailleurs en combiné alpin que la Suisse a touché la plus grosse partie de son butin, avec quatre médailles sur sept. De quoi relativiser le bilan helvétique, sachant que le combiné est la moins cotée et la moins concurrentielle des disciplines ? "Pas du tout", a rétorqué Stéphane Cattin. "Une médaille reste une médaille. Grâce au combiné, nous coureurs ont montré qu'ils pouvaient être rapides dans plusieurs disciplines. Ils ont bien mérité leurs médailles", a-t-il assuré.

Poursuivre la fête à Crans-Montana

Seulement devancé par l'Autriche de Marcel Hirscher au tableau des médailles, Swiss-Ski a refusé de pavoiser, bien conscient que tout pouvait tourner très vite en ski alpin. "Il ne faut surtout pas s'enivrer. Nous devons continuer de travailler dur, car rien n'est jamais acquis", a prévenu Stéphane Cattin. "Nous avons une jeune équipe, mais elle demande à être stabilisée. Il faut aussi la renforcer avec d'autres jeunes. La blessure de Lara Gut prouve que l'on doit aussi se montrer fort derrière", a-t-il remarqué.

Après le feu d'artifice de St-Moritz, la fin de la saison risque de sembler un peu fade, et d'autant plus que Lara Gut n'est plus là pour jouer le globe du classement général. "La tension et l'intérêt font effectivement baisser. Mais il y a encore de belles courses à disputer", a noté Stéphane Cattin, qui verrait notamment d'un bon oeil que les Suisses continuent de briller devant leur public, dès la semaine prochaine pour le retour de la Coupe du monde dames à Crans-Montana.

ATS