Syrie: le bilan de l'attentat d'Azaz s'alourdit à au moins 43 morts (OSDH)


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La région d'Azaz a été durement éprouvée depuis le début de la guerre en Syrie (archives).

KEYSTONE/AP/MUHAMMED MUHEISEN

(sda-ats)

Au moins 43 personnes, en majorité des civils, ont été tuées samedi dans l'explosion d'un camion citerne à Azaz, une ville rebelle à la frontière avec la Turquie. Ce nouveau bilan a été fourni par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Six rebelles figurent parmi les victimes et d'autres corps, calcinés, n'ont pas pu être identifiés. Des dizaines de personnes ont également été blessées par la déflagration.

Le camion d'essence a explosé devant un tribunal de cette ville de la province d'Alep. Azaz est une place forte de l'Armée syrienne libre (ASL), une alliance de rebelles modérés soutenue par la Turquie qui combat aux côtés de troupes turques contre l'organisation Etat islamique (EI) dans la région frontalière.

L'agence de presse turque Dogan attribue l'explosion au groupe djihadiste EI), sans toutefois préciser ses sources. L'attaque n'a pour le moment pas été revendiquée.

Entendue jusqu'à Kilis

Un médecin d'Azaz, cité par l'agence officielle turque Anatolie, parle d'au moins 60 morts et 50 blessés. Un habitant qui s'est rendu dans le principal hôpital de la ville syrienne a dit à Reuters avoir compté une trentaine de corps.

L'explosion a été entendue jusqu'à la ville de Kilis située en territoire turc de l'autre côté de la frontière, précise l'agence Dogan. L'agence Anatolie ajoute que 23 blessés ont été transportés à Kilis pour y être soignés. L'un d'eux est décédé.

Plusieurs fois ciblée

Azaz a été la cible de plusieurs attaques et offensives des djihadistes du groupe Etat islamique (EI) cherchant à s'en emparer. Le dernier attentat remonte au 17 novembre et avait visé le siège d'une organisation rebelle, Noureddine Zinki.

Cette dernière avait fait état de 25 morts et accusé l'EI. L'OSDH avait quant à lui dénombré 10 morts. Un mois plus tôt, le 13 octobre, au moins 17 personnes, dont 14 rebelles, avaient été tuées par l'explosion d'une voiture piégée à un poste de contrôle tenu par les insurgés, selon l'OSDH.

ATS

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