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Mercredi soir, les forces prorégime ont lancé "des dizaines de frappes aérienne et tirs d'artillerie (...) tuant un secouriste", selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (archives).

KEYSTONE/AP Step News Agency/UNCREDITED

(sda-ats)

Les affrontements entre forces syriennes progouvernementales et rebelles se poursuivaient jeudi près de Damas, au septième jour de la trêve en Syrie, selon une ONG. Le cessez-le-feu semble de plus en plus menacé par ces violations.

"Des combats se poursuivent entre d'un côté les troupes du régime et son allié du Hezbollah libanais, et de l'autre des groupes rebelles et des combattants de Fateh al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) dans la région de Wadi Barada", a indiqué jeudi le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Wadi Barada est un secteur-clé rebelle où se trouvent les principales sources d'approvisionnement en eau potable pour la capitale syrienne et ses environs. Il est la cible des forces prorégime qui tentent de s'en emparer. Mercredi soir, ces dernières ont lancé "des dizaines de frappes aériennes et tirs d'artillerie (...) tuant un secouriste", selon l'OSDH.

Le régime accuse les rebelles de "contaminer au diesel" les réserves d'eau et de couper le réseau d'approvisionnement vers Damas, qui connaît de sérieuses pénuries depuis le 22 décembre. Il soutient aussi que le groupe djihadiste Fateh al-Cham, exclu de la trêve, est présent à Wadi Barada, ce que nient les insurgés.

Le régime de Bachar al-Assad a par ailleurs bombardé mercredi soir plusieurs zones rebelles dans la Ghouta orientale près de Damas, ainsi que le secteur rebelle de Rachidine à l'ouest d'Alep, selon l'OSDH. Quatre insurgés ont été tués.

Discorde turco-iranienne

Dans la plupart des autres régions, les combats ont toutefois cessé après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 30 décembre. La trêve est parrainée par la Turquie, soutien des rebelles, et la Russie, alliée de Damas.

Cette cessation des hostilités doit ouvrir la voie à des négociations de paix prévues fin janvier à Astana au Kazakhstan. Or, ces discussions sont menacées par les violations de la trêve par le régime du président Bachar al-Assad, a estimé mercredi le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu.

"Quand nous regardons qui commet ces violations (du cessez-le-feu), nous voyons que c'est le Hezbollah, en particulier, les groupes chiites et le régime" d'Assad, a-t-il ajouté. Et d'appeler l'Iran à "faire pression sur les milices chiites et le régime".

"Les remarques non-constructives de responsables turcs ne feront que compliquer davantage la situation actuelle et accroître les problèmes vers la solution politique à la crise syrienne", a réagi mercredi soir Bahram Ghasemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Il a appelé la Turquie à ne pas "compliquer davantage la situation" en Syrie.

Le président français François Hollande a appelé, de son côté, jeudi au plein respect, "en particulier par le régime" de Bachar al-Assad, du cessez-le-feu en Syrie, pour permettre la tenue des négociations envisagées par l'ONU en février à Genève.

Aide insuffisante

Par ailleurs, les forces turques engagées contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie n'ont pas reçu suffisamment d'aide de la part de la coalition sous commandement américain, a déclaré jeudi le porte-parole du président turc Ibrahim Kalin. Il a ajouté avoir l'impression que l'administration de Donald Trump se montrerait plus "sensible" aux préoccupations turques.

Le vice-premier ministre Veysi Kaynak a, quant à lui, laissé entendre que l'autorisation d'utiliser la base turque d'Incirlik accordée à la coalition pourrait être remise en cause.

ATS