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Erik Guay a maté tous les favoris, dont les Suisses, mercredi aux Mondiaux de St-Moritz. Le Canadien s'est offert le super-G, dont le meilleur représentant helvétique a été Carlo Janka au 8e rang.

Erik Guay n'est de loin pas un inconnu. Après de multiples blessures et avec le poids des saisons (35 ans), le Québécois ne fait toutefois plus partie des grands dominateurs du Cirque blanc. Mais voilà, les Mondiaux restent une course particulière, et le vétéran de Mont Tremblant a réussi à se sublimer le jour J.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'il y parvient. Ce père de trois filles était déjà devenu champion du monde à Garmisch en 2011, lorsqu'il avait devancé le no 1 mondial de la descente de l'époque, un certain Didier Cuche.

Mercredi à St-Moritz, Erik Guay s'est offert le scalp du no 1 mondial du super-G, Kjetil Jansrud. Sur une course davantage typée "vitesse" que "technique", le Québécois a fait parler ses qualités de glisseur pour emmagasiner de la vitesse dès le départ, et la conserver ensuite jusqu'au bout. Sur la ligne, devant une foule ébahie, il a devancé assez nettement Kjetil Jansrud (à 0''45).

Le podium a été complété par un autre outsider, lui aussi canadien, Manuel Osborne-Paradis (à 0''51). De quoi rappeler les grandes années des "Crazy Canucks". Et donner une petite touche suisse à ce triomphe, le chef du ski canadien étant le Bernois Martin Rufener.

L'exploit d'Erik Guay est d'autant plus remarquable qu'il s'était fait une énorme frayeur, il y a dix jours à Garmisch. Il s'était écrasé à la réception d'un saut, s'en sortant indemne grâce à son airbag. Le Canadien n'avait plus couru depuis cet accident, ce qui ne l'a pas empêché d'y aller de bon coeur sur les spectaculaires sauts de la Corviglia grisonne.

Côté suisse, c'est la déception qui prédomine. Le clan helvétique visait une médaille, mais il a dû se satisfaire de la 8e place de Carlo Janka. Comme déjà souvent dans sa carrière, le Grison a compromis toutes ses chances dans la partie de glisse initiale, avec déjà six dixièmes de retard après trente secondes de course (0''99 au final).

Annoncé comme le grand favori de la course avec Kjetil Jansrud, Beat Feuz n'a pas non plus été à la hauteur des attentes (12e à 1''13). Le Bernois n'a pas commis d'erreurs majeures, mais il lui a sans doute manqué un peu de grinta pour jouer le podium. Moins attendus, les deux autres Suisses en lice, Mauro Caviezel et Patrick Küng, ont échoué hors du top 15.

ATS