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Donal Trump et Shinzo Abe et leurs épouses devaient rejoindre ensemble, à bord de l'avion présidentiel américain Air Force Once, la résidence du président américain à Palm Beach.

KEYSTONE/FR159526 AP/JOSE LUIS MAGANA

(sda-ats)

Pour leur première rencontre à la Maison Blanche, Donald Trump et Shinzo Abe ont loué la force des liens entre les Etats-Unis et le Japon. Ils ont mis en scène leur bonne entente avant de s'envoler vers la Floride pour un week-end de golf.

Loin, très loin de ses propos de campagne au cours de laquelle il avait évoqué une remise en cause de l'engagement militaire des Etats-Unis dans la région, M. Trump a adopté un ton très conciliant. Et souligné que l'alliance entre les deux anciens pays ennemis était "la pierre angulaire de la paix et de la stabilité dans la région du Pacifique".

Preuve d'un réalignement de l'administration Trump sur les positions traditionnelles des Etats-Unis vis-à-vis de cette région du monde, le nouveau locataire de la Maison Blanche a aussi évoqué ses discussions avec son homologue chinois Xi Jinping. Lors de leur première conversation téléphonique jeudi soir, M. Trump a apaisé Pékin en assurant qu'il respecterait le principe de "la Chine unique".

Appelant de ses voeux une relation commerciale "libre, juste et réciproque" avec l'archipel nippon, le président républicain, est cependant resté évasif sur le devenir des discussions avec le Japon après l'abandon du Traité de libre-échange transpacifique (TPP). Cet accord, auquel Tokyo était très attaché, était l'une des priorités de son prédécesseur Barack Obama, qui y voyait un indispensable contrepoids à l'influence grandissante de la Chine.

Traitement cordial

MM. Trump et Abe ont réaffirmé, dans communiqué publié à l'issue de leur rencontre, que le Traité de sécurité américano-japonais s'appliquait à l'archipel des Senkaku, appelé Diaoyu en chinois et revendiqué par Pékin. Ils ont exprimé leur opposition "à toute action visant à remettre en cause" l'administration de ces îles par le Japon.

L'Australie, le Mexique, l'Allemagne: nombre de dirigeants de pays alliés des Etats-Unis se sont fait tancer - ou ont été publiquement critiqués - par le très impulsif nouveau président américain.

Le Premier ministre japonais, qui a été le premier dirigeant étranger à rencontrer M. Trump après son élection grâce à des contacts noués avec son équipe bien en amont, a, lui, jusqu'ici eu droit à un traitement plus cordial. Et espère bien poursuivre dans la même veine.

Bonne alchimie

Vendredi, il a longuement insisté sur la relation personnelle qu'il entendait bâtir avec "Donald" et multiplié les commentaires flatteurs à son égard. "Vous êtes un excellent homme d'affaires, vous n'avez pas exercé de fonctions électives, mais vous vous êtes battu pendant plus d'un an pour devenir président", a-t-il déclaré, ajoutant que le niveau de golf du milliardaire septuagénaire était bien supérieur au sien.

"Nous avons une très très bonne alchimie", a de son côté souligné le président américain en évoquant leur "amitié" avant de diriger ses derniers mots vers le week-end à venir: "Partons en Floride!". Les deux dirigeants devaient rejoindre ensemble, à bord de l'avion présidentiel américain Air Force Once, la luxueuse résidence du milliardaire à Palm Beach.

ATS