Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et la chancelière allemande Angela Merkel lors de leur rencontre jeudi à Ankara.

Keystone/AP POOL Presidential Press Service/

(sda-ats)

Angela Merkel a défendu jeudi l'importance de la liberté de la presse et de la liberté d'opinion en Turquie, suite à une rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara. La chancelière allemande a clairement fait part de ses préoccupations sur ce sujet.

Mme Merkel a également affirmé avoir transmis son inquiétude sur les difficultés rencontrées par des correspondants des médias allemands à obtenir leur carte de presse turque, lors d'un point de presse conjoint à Ankara.

"La séparation des pouvoirs et la liberté d'expression doivent être garanties" dans la révision constitutionnelle voulue par M. Erdogan et soumise à référendum en avril, a souligné la chancelière allemande. Elle estime que la consultation populaire en Turquie devrait être supervisée par une délégation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Critiques balayées

De son côté, M. Erdogan a balayé les critiques formulées par des opposants turcs qui redoutent un effacement de la séparation des pouvoirs si la réforme constitutionnelle était approuvée. Une telle réforme renforcerait considérablement ses prérogatives.

"Cela n'a absolument aucun fondement (...) Il y a un organe législatif, l'exécutif est également là, de même que la justice", a déclaré M. Erdogan. "Il n'est pas question de mettre fin à la séparation des pouvoirs".

Relations dégradées

Les deux dirigeants ont aussi parlé du pacte sur les migrants conclu en mars dernier entre la Turquie et l'UE, de la situation en Syrie et en Irak, ainsi que des relations commerciales, a indiqué M. Erdogan.

Le déplacement en Turquie d'Angela Merkel survient alors que les relations entre Ankara et Berlin se sont sensiblement dégradées depuis le putsch manqué en juillet. La chancelière allemande devait encore rencontrer le premier ministre Binali Yildirim et des opposants.

ATS