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"Nous interdisons expressément à l'avenir son utilisation pour cibler des actions des régulateurs locaux", a indiqué le responsable des questions de sécurité chez Uber au sujet du logiciel Greyball. (KEYSTONE/Christian Beutler)

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

Le service américain de réservation de voiture avec chauffeur Uber a promis mercredi d'arrêter d'utiliser un logiciel utilisé pour éviter d'être repérés par les autorités. L'existence du logiciel Greyball a été gardée secret jusqu'à la semaine dernière.

"Nous avons entamé un examen des différentes manières dont cette technologie a été utilisée jusqu'à présent. En outre, nous interdisons expressément à l'avenir son utilisation pour cibler des actions des régulateurs locaux", a indiqué le responsable des questions de sécurité chez Uber, dans un message publié sur le site de l'entreprise.

Il a également indiqué mercredi qu'Uber avait reçu des demandes d'informations de la part "d'un certain nombre d'organisations" au sujet du logiciel Greyball, promettant d'y répondre une fois l'enquête terminée.

Révélations embarrassantes

L'entreprise avait dû avouer l'existence de Greyball la semaine dernière, suite à un article du New York Times. L'affaire était venue allonger la liste des révélations embarrassantes sur Uber, qui se sont multipliées ces dernières semaines et ont conduit l'entreprise à lancer la recherche d'un numéro deux pour épauler son patron-fondateur Travis Kalanick.

La méthode de direction impétueuse et agressive de ce dernier est en effet de plus en plus contestée. Une vidéo de Travis Kalanick en train de se quereller avec un chauffeur est notamment devenue virale.

La culture de l'entreprise s'est également retrouvée sur la sellette avec des accusations de sexisme lancées par une ancienne ingénieure, tandis qu'Alphabet, la maison mère de Google, a lancé des poursuites en justice en accusant Uber et une de ses filiales d'avoir volé ses technologies pour voitures sans chauffeur.

La ligne de défense d'Uber sur Greyball a consisté jusqu'ici à dire que l'objectif principal du logiciel, qui permet d'afficher une version factice de son application sur le téléphone de certains utilisateurs, n'était pas d'échapper aux forces de l'ordre.

ATS