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La rencontre informelle des 28 ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne a eu lieu samedi en Slovaquie.

Keystone/EPA/JAKUB GAVLAK

(sda-ats)

L'UE et la Turquie ont souligné samedi à Bratislava le besoin d'améliorer leur relation éprouvée par le putsch raté, même si les désaccords sur les purges massives qui ont suivi restent évidents. Ankara s'est par ailleurs engagé à appliquer l'accord sur les migrants.

"Le message principal que nous partageons, c'est d'abord un engagement fort à dialoguer, à moins parler de l'autre et à plus parler les uns avec les autres, à s'écouter et à comprendre l'opinion publique européenne et turque", a affirmé la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Elle s'exprimait lors d'une conférence de presse concluant une rencontre informelle des 28 ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne en Slovaquie.

Dans cet esprit, les différentes parties se sont accordées sur le fait que les engagements pris précédemment seraient respectés, "que ce soit en termes de visa, de douanes, de gestion des flux de réfugiés mais aussi dans le domaine économique", a expliqué l'Italienne. Ankara s'est engagé à continuer à mettre en oeuvre l'accord conclu avec l'UE pour contrôler les flux de migrants, a-t-elle ajouté.

"Chacun autour de la table reconnaît le rôle de la Turquie, partenaire stratégique, et personne ne souhaite que les relations entre la Turquie et l'UE ne se dégradent", a noté le ministre français Jean-Marc Ayrault en quittant Bratislava.

"Un peu d'empathie"

La Turquie est un élément-clé dans la stratégie de l'UE pour endiguer les flux de migrants sur son territoire. L'accord trouvé en mars a permis de nettement réduire l'afflux de migrants sur les côtes grecques, tout en relançant les négociations sur le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE.

Mais les dirigeants turcs ont multiplié au cours de l'été les signes d'agacement face aux appels répétés de l'UE, qui, tout en condamnant fortement le putsch raté, a enjoint la Turquie à y répondre dans le respect de l'Etat de droit et des droits de l'Homme.

"Ce dont on a besoin, c'est d'un peu d'empathie", a déclaré de son côté le ministre turc des Affaires étrangères Omer Celik, lors d'un point presse séparé. "L'UE et la Turquie devraient continuer de se concentrer sur un agenda positif, et poursuivre notre coopération autour de nos valeurs politiques communes", a-t-il affirmé.

L'un des points d'achoppement porte sur la législation antiterroriste de la Turquie, que l'UE exige de voir amender avant d'accorder toute exemption de visa aux citoyens turcs. "Sans libéralisation des visas, la Turquie ne prendra pas part à de nouveaux mécanismes" pour répondre à la crise migratoire, a rétorqué M. Celik. Quant à la loi antiterroriste, elle ne sera pas changée tant que perdureront les menaces terroristes, a-t-il poursuivi.

La cheffe de la diplomatie européenne a encore dit que l'UE et la Turquie allaient continuer à travailler sur cette délicate question de la libéralisation des visas.

sda-ats

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