UE: il faut des "coupe-circuits" pour se protéger des robots


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Le rapport européen suggère par exemple l'intégration d'un "bouton d'arrêt d'urgence" (un "coupe-circuit") permettant d'éteindre un robot au premier signe de danger (photo symbolique).

Keystone/AP/JOHN LOCHER

(sda-ats)

L'expansion de la présence des robots nécessite un encadrement législatif, ont plaidé jeudi des eurodéputés. Ils ont enjoint la Commission européenne à définir des règles dans l'UE, comme la présence obligatoire de "coupe-circuits" pour protéger les humains.

Alors que la robotique envahit de plus en plus le quotidien, "il faut garantir que les robots sont et restent au service de l'homme", a jugé l'eurodéputé socialiste Mady Delvaux. Elle a présenté une résolution parlementaire.

Si elle est acceptée lors d'une prochaine séance plénière, elle forcera la Commission européenne à se pencher sur la régulation d'un domaine qui ne relève désormais plus de la pure science-fiction. Véhicules sans conducteur, drones, robots industriels, robots de soin ou de divertissement sont concernés.

"Pour une fois, nous pourrions établir des principes à l'échelle européenne et un cadre légal commun avant que chaque Etat membre ne mette en oeuvre sa propre législation", a souligné Mme Delvaux, citée dans un communiqué. La résolution a été largement adoptée par le comité des Affaires juridiques du Parlement européen et sera présentée à l'hémicycle au complet probablement en février.

Agence européenne pour la robotique?

Son rapport offre un aperçu général de la diffusion des robots auprès du grand public et au travail, et avance des propositions pour que l'UE puisse maîtriser cette invasion. Il suggère par exemple l'intégration d'un "bouton d'arrêt d'urgence" (un "coupe-circuit") permettant d'éteindre un robot au premier signe de danger.

En l'absence de ces règles, "l'humanité pourrait être confrontée à un scénario apocalyptique où les robots se retourneraient contre leurs maîtres humains", a prédit Mme Delvaux dans un entretien au site spécialisé EurActiv. "Nous ne voulons pas de robots qui ressembleraient de plus en plus à des humains", précise aussi Mady Delvaux, qui propose une charte "visant à empêcher les personnes de devenir émotionnellement dépendantes à leurs robots".

Le rapport appelle la Commission à créer une nouvelle agence européenne pour la robotique et l'intelligence artificielle. Il propose un code de conduite éthique volontaire pour déterminer la responsabilité "des conséquences de la robotique sur les aspects sociaux, sur l'environnement et sur la santé humaine".

Le rapport préconise, afin de combler tout vide juridique, un système d'assurance obligatoire et un fonds pour garantir le dédommagement total des victimes d'accidents causés par des voitures autonomes.

ATS

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