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Le Tribunal criminel de Genève estime que le braqueur multirécidiviste condamné à 13 ans de prison est "enraciné dans la délinquance" (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Le Tribunal criminel de Genève a condamné jeudi un braqueur multirécidiviste à 13 ans de prison. Cet homme qui a déjà passé près de 20 ans derrière les barreaux échappe à la mesure d'internement requise par le procureur.

Sa faute est extrêmement importante, selon le Tribunal. Les juges relèvent que rien ne l'a arrêté: ni le nombre de victimes, ni l'arrivée imminente de la police, ni la pitié, ni les scrupules. L'appât du gain facile était son seul mobile.

Il a notamment été reconnu coupable de brigandage, d'extorsion qualifiée, de menace, de contrainte, de séquestration, de prise d'otage qualifiée et de violation de domicile. Ses antécédents judiciaires ont pesé lourd dans la balance.

A 36 ans, ce Tunisien a passé plus de la moitié de sa vie en prison. En 2013, la justice genevoise l'avait condamné à cinq ans et demi de prison pour le braquage en 2011 d'une famille à son domicile à Collonge-Bellerive. Il avait raflé un butin de 400'000 francs.

Scenario identique

A peine mis en liberté conditionnelle, en mars 2015, l'individu s'en prend à une famille à Corsier après avoir menacé un promeneur. Cagoulé et armé d'un pistolet d'alarme, il prend la famille en otage et se fait remettre des bijoux et de l'argent. Il oblige ensuite le fils à le conduire jusqu'à la frontière, toujours sous la menace du pistolet.

Un mois plus tard, il recommence et vise la maison qu'il avait déjà braquée en 2011 à Collonge-Bellerive. Le scenario est le même: cagoulé et armé d'un pistolet, cette fois à billes, il prend en otage le jardinier et la maîtresse de maison et se fait ouvrir le coffre-fort. Il force ensuite le jardinier à le conduire près de la frontière. Il est arrêté peu après.

En dernier recours

Cet homme à la carrure impressionnante explique ses actes par des pressions exercées par deux frères à qui il devait de l'argent. Pour les juges, seul l'appât du gain a guidé sa conduite. Ils considèrent sa responsabilité pleine et entière et ne retiennent aucune circonstance atténuante.

En revanche, ils n'ont pas suivi le Ministère public qui voulait une mesure d'internement en plus d'une peine de 13 ans. L'internement doit rester l'"ultima ratio", a précisé le président du Tribunal. Dans le cas de cet homme "enraciné dans la délinquance et proche du grand banditisme", une injonction de soins est suffisante. La défense devrait faire appel.

ATS