Un comité inconnu veut limiter l'immigration en cas de chômage


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L'opposition à la libre circulation des personnes grandit: un comité veut limiter l'immigration lorsque le chômage dépasse 3,5% (image symbolique).

Keystone/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

L'agitation politique continue autour de l'initiative "Contre l'immigration de masse". Un comité inconnu veut limiter l'immigration dès que le chômage dépasse 3,5% grâce à une initiative populaire. L'accord de libre circulation des personnes doit aussi être dénoncé.

Le comité de l'association "VISIONswiss pour nos enfants" a déposé l'initiative populaire "Zuerst Arbeit für Inländer" (ZAFI) auprès de la chancellerie d'Etat pour un examen préliminaire, écrit l'association dans un communiqué diffusé lundi soir. Il demande du travail en priorité pour les citoyens.

La cheville ouvrière de cette demande est le président de l'association et vice-président de l'UDC Beromünster (LU), Richard Koller. Le comité est constitué de personnalités issues de la région de Lucerne et d'Argovie, inconnues au niveau national; il est indépendant des partis.

M. Koller a expliqué à l'ats agir sans concertation avec l'UDC ou l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), qui travaillent également à une initiative pour dénoncer la libre circulation des personnes. Richard Koller espère un soutien de ces cercles.

Automatismes

M. Koller a lancé l'initiative en réaction à une mise en oeuvre insuffisance du texte de l'UDC "Contre l'immigration de masse" au Parlement. "Notre initiative doit agir comme une guillotine, quand la politique ne remplit pas ses devoirs", indique M. Koller.

La nouvelle initiative va donc plus loin que celle de l'UDC. Concrètement, elle demande que l'immigration soit limitée dès que le chômage en Suisse dépasse 3,5%, selon la définition de l'organisation internationale du travail (OIT).

Pour rappel, le taux de chômage était de 3,7% en janvier, selon le SECO. L'OIT, pour sa part, enregistrait un chiffre de 4,3% au 4e trimestre. Contrairement à celle du SECO, la statistique de l'OIT inclut également les personnes qui n'ont pas d'emploi, mais qui sont en formation ou en emploi intermédiaires.

De plus, aucun traité international ne peut être signé s'il enfreint l'article constitutionnel, peut-on lire dans le texte de l'initiative.

Exception pour les riches

Il ne devrait pas y avoir de limitation pour les migrants qui gagnent le double du salaire moyen. Les personnes qui ont terminé en Suisse leur dernière année scolaire, une formation professionnelle initiale ou des études ou qui ont un droit à des indemnités de chômage en Suisse sont également exemptées.

Si le chômage est inférieur à 1% dans un métier reconnu ou un diplôme universitaire, selon le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), le Conseil fédéral peut fixer un contingent d'autorisation de travail pour les étrangers.

Dans les dispositions transitoires, l'initiative exige la dénonciation de la libre circulation des personnes trois mois après l'entrée en vigueur de l'article constitutionnel, pour autant que l'accord n'ait pas été adapté ou dénoncé.

ATS

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