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Les 16 nouvelles salles répondent aux exigences les plus modernes.

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Le CHUV à Lausanne a inauguré jeudi un nouveau bloc opératoire de 16 salles. L'ensemble répond aux normes les plus modernes. Au cours des trois prochaines années, l'actuel bloc opératoire central sera remis à neuf. Plus de 12'000 patients y sont opérés chaque année.

Pour l'heure, seule une table noire trône au centre de la salle d'opération. Tombant du plafond, des bras anesthésiques et chirurgicaux mobiles semblent prêts à entourer leur premier patient, attendu le 13 mars. Peu ou pas de câbles apparents; toute la technique est encastrée dans les murs ou les bras articulés.

"Aujourd'hui, une bonne partie de cet équipement est amené en salle d'opération sur des chariots. Or ces chariots prennent une surface importante", explique François Marguet, directeur du bloc opératoire.

Multiples écrans

Hygiène, techniques de pointe et sécurité: l'ensemble répond aux exigences les plus modernes, comme avec ces armoires à pharmacie informatisées où le soignant doit apposer son empreinte digitale pour obtenir les produits sensibles. En salle, cinq écrans multifonctions permettent au chirurgien d'avoir un accès rapide aux informations nécessaires au bon déroulement de l'intervention.

"On n'a pas plus d'informations que dans une salle classique, mais on amène dans le champ opératoire tout ce dont le chirurgien a besoin", détaille Julien Didier, ingénieur biomédical. Dès lors, plus besoin de demander la pression artérielle à l'anesthésiste; elle s'affiche directement sur l'écran.

Lorsqu'un médecin prélève un morceau d'organe susceptible d'être cancéreux et l'envoie pour analyse au laboratoire, il pourra directement discuter avec le responsable de l'analyse. Aujourd'hui, il doit sortir de la salle et courir au laboratoire.

Sur un toit

Le nouveau bloc prend place sur deux étages, dans la cité hospitalière, sur le toit du bâtiment des soins intensifs et des urgences. Il accueillera toutes les opérations durant la remise à neuf du bloc central actuel, qui arrive en bout de souffle.

Pour Pierre-François Leyvraz, le directeur du CHUV, "il préfigure la qualité du futur bloc opératoire", prévu pour 2020. Les travaux sur les deux sites représentent un investissement de plus de 100 millions de francs.

Le CHUV opère en moyenne une quarantaine de personnes par jour, des interventions souvent à risques et de plus en plus longues, explique François Marguet. L'ensemble fonctionne à haut régime. "Certains services ont un taux d'utilisation d'environ 80%, d'autres de 120%".

Moins de place pour le matériel

Pour maintenir une capacité opératoire similaire, sur une surface un peu inférieure, l'établissement a dû faire des choix: "les surfaces dévolues à la logistique sont plus petites, c'est un parti pris. On avait une contrainte de poids et de place disponible", ajoute M. Marguet.

Conséquence: il a fallu revoir la logistique, augmenter la fréquence des livraisons et engager du personnel supplémentaire. Le matériel est stocké dans des compactus, ce qui permet d'en entreposer 2,5 fois plus. Mais un magasinier doit être présent en continu.

Evolution du projet

François Marguet est "content du résultat". "Le projet a beaucoup évolué par rapport au projet initial. C'est fonctionnel. On a pensé à un maximum de choses. Reste qu'il y aura toujours des imprévus".

D'ici 2020, le bloc central, mis en service en 1982 et qui est l'un des plus grands de Suisse, sera entièrement remodelé. Une fois réaménagé, il fournira 14 salles d'opération plus spacieuses, de 50 à 55 m2.

Les 16 salles inaugurées jeudi ne disparaîtront pas: huit d'entre elles serviront aux opérations courantes et aux urgences, les autres seront dévolues à la chirurgie endoscopique, à l'étroit actuellement. Le CHUV gagnera ainsi 3000 m2 de surface supplémentaire pour faire face à la croissance de ses activités opératoires dans les décennies à venir.

ATS