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"Nous risquons de voir à Alep une catastrophe humanitaire sans précédent à l'issue de plus de cinq années de massacres et de souffrances dans le conflit syrien", a affirmé le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon (archive).

KEYSTONE/EPA EFE/ALBERTO ORTIZ

(sda-ats)

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a prévenu mardi qu'une "catastrophe humanitaire" sans précédent risque de voir le jour à Alep, en Syrie. Il a appelé à convenir d'un cessez-le-feu, alors que la Russie a continué mercredi ses raids depuis l'Iran.

Les combats entre forces pro-gouvernementales et rebelles, qui divisent la ville depuis 2012, se sont intensifiés dans les dernières semaines. Des centaines de personnes sont mortes et de nombreux civils sont privés d'eau, d'électricité et de denrées de base.

"Nous risquons de voir à Alep une catastrophe humanitaire sans précédent à l'issue de plus de cinq années de massacres et de souffrances dans le conflit syrien", a affirmé Ban Ki-moon au Conseil de sécurité de l'ONU dans son dernier rapport mensuel sur l'accès de l'aide humanitaire.

Attaques indiscriminées

"Le combat pour les territoires et les ressources est mené par le biais d'attaques indiscriminées sur des zones résidentielles, et fait notamment usage de bombes baril, tuant des centaines de civils dont des dizaines d'enfants", poursuit ce rapport.

"Toutes les parties du conflit échouent à respecter leur obligation de protéger les civils", ajoute-t-il. Il réitère son appel à une trêve d'au moins 48 heures pour des livraisons humanitaires, ainsi qu'à la conclusion rapide d'un cessez-le-feu par Moscou et Washington.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le secrétaire d'Etat américain John Kerry se sont entretenus mardi par téléphone à ce sujet, a annoncé mardi le ministère russe des Affaires étrangères.

Frappes destructives

Mercredi, l'aviation russe a cependant bombardé pour le deuxième jour consécutif des positions djihadistes en Syrie depuis l'aérodrome d'Hamedan en Iran, a annoncé le ministère russe de la Défense.

Ces frappes ont permis la destruction de deux postes de commandement et de camps d'entraînement du groupe Etat islamique (EI). "Plus de 150 combattants, parmi lesquels figuraient des mercenaires étrangers", ont également été éliminés, toujours selon le ministère.

M. Lavrov a estimé mercredi qu'il n'y avait là aucune violation de l'embargo sur la vente d'armes visant Téhéran. Un porte-parole du département d'Etat américain l'avait suggéré mardi.

sda-ats

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