USA: une cour d'appel refuse d'annuler le blocage du décret de Trump


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Le désormais fameux et controversé décret anti-immigration de Donald Trump n'en finit pas de jouer au ping-pong judiciaire.

Keystone/AP/EVAN VUCCI

(sda-ats)

La justice américaine a encore une fois désavoué Donald Trump. La cour d'appel de San Francisco a rejeté tôt dimanche la demande de l'administration Trump de rétablir immédiatement l'application du décret migratoire signé par le président américain il y a 8 jours.

Le département de la Justice avait fait appel samedi soir de la décision d'un juge fédéral bloquant l'application de ce décret signé il y a huit jours, rouvrant ainsi les portes des Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans. Il n'y a donc pour l'instant pas d'effet suspensif.

Dans son appel, le ministère faisait valoir que l'ordre du magistrat a porté atteinte à la sécurité des Américains en "empêchant la mise en oeuvre du décret présidentiel" et qu'il a "remis en cause le jugement du président en matière de sécurité nationale".

Le juge fédéral de Seattle James Robart, nommé à son poste en son temps par George W. Bush, avait émis vendredi soir une injonction temporaire valable sur l'ensemble du territoire américain. Et ce le temps qu'une plainte déposée lundi par le ministre de la Justice de l'Etat de Washington soit examinée sur le fond.

Retour à la normale

Les conséquences de cette décision se sont traduites dès samedi par un renversement - au moins temporaire - des restrictions imposées par le décret. Le ministère de la Sécurité intérieure avait affirmé "qu'en accord avec la décision du juge" il avait "suspendu toutes les actions qui mettent en oeuvre" le décret. Les contrôles aux frontières, a précisé Gillian Christensen, un porte-parole du ministère, s'en tiendront jusqu'à nouvel ordre "aux procédures habituelles".

La diplomatie américaine a de son côté annoncé être revenue sur la suspension de quelque 60'000 visas. Les vols à travers le monde en direction des Etats-Unis acceptaient de nouveau les ressortissants des sept pays visés par le décret.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump s'en était vivement pris sur Twitter au juge James Robart, promettant que la décision "ridicule" de ce "soi-disant juge" serait invalidée. "Nous allons gagner. Pour la sécurité de notre pays, nous allons gagner", a-t-il déclaré ensuite à des journalistes devant sa résidence privée de Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride. M. Trump a justifié sa mesure par la nécessité d'empêcher de nouveaux attentats sur le sol américain.

ATS

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