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William Besse, Céline Von Till, Didier Défago, Charlotte Chable, Roland Collombin et Virginie Faivre: les athlètes ont dit leur enthousiasme pour la candidature.

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

La Suisse occidentale est sur les rangs pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2026. Une candidature de Vaud et du Valais a été annoncée jeudi. Le budget opérationnel est devisé à 1,8 milliard de francs.

Il faut "chasser la normalité et revenir à l'exceptionnel" en Suisse, a lancé l'avocat et vice-président de Swiss-Ski Jean-Philippe Rochat en présentant à Lausanne la candidature.

Cause commune

Vaud et Valais font désormais cause commune. Le projet est promu par "des entrepreneurs" avec le soutien des autres milieux, politique, économique et sportif. Il a comme moteurs le président du FC Sion Christian Constantin et Bernard Rüeger, président de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI).

La candidature s'appelle "The Swiss Made Winter Games 2026". Cinq lettres d'intérêts des autres cantons (Berne compris) ont été déposées. Deux lettres d'intérêts de Lausanne et de Sion sont aussi sur la table. Un dossier formel doit être transmis d'ici fin décembre à Swiss Olympic qui choisira en août 2017.

Des conditions claires

Sollicité, le Conseil d'Etat vaudois a indiqué qu'il voyait cette initiative "d'un bon oeil". Il a précisé les conditions: une candidature de Suisse occidentale, qui corresponde à l'Agenda 2020 du CIO, et une garantie par la Confédération d'un déficit à hauteur d'un milliard, a indiqué le conseiller d'Etat Philippe Leuba.

Concernant le processus démocratique, il n'y aura pas de dérogation, a assuré le ministre. Tout décret parlementaire portant sur des investissements pourra être contesté par référendum. Ce qui ne signifie pas que le rejet d'un élément ruine l'ensemble de la candidature, a-t-il ajouté.

Pas de bataille

"Pour le Valais, il a toujours été clair qu'une candidature purement valaisanne n'était pas possible", a déclaré le conseiller d'Etat Jean-Michel Cina. Pour la ville hôte, on pourrait imaginer que l'ouverture des jeux se déroule à Sion et la clôture à Lausanne, note Jean-Michel Cina. Philippe Leuba ne fait pas du choix de la ville hôte un "casus belli".

La Suisse occidentale dispose de chances et d'atouts "inouïs", a répété à plusieurs reprises Bernard Rüeger. Les Jeux de 2026 prolongeraient ceux de la jeunesse qui seront organisés en 2020 dans le canton de Vaud. On peut imaginer "des synergies extraordinaires", l'expérience de 2020 servant de "rampe de lancement".

Un esprit nouveau

Les jeux olympiques sont en pleine évolution sur la base de l'Agenda 2020, a poursuivi Bernard Rüeger. Qu'il s'agisse de financement, d'écologie, du nombre d'athlètes, la réflexion va dans le sens du raisonnable et de la durabilité.

"Qualité rare, selon Bernard Rüeger, "nous savons travailler ensemble" et il faut maintenant rassembler "ces régions extrêmement dynamiques". L'esprit de l'Exposition nationale de 1964 à Lausanne a souvent été invoqué par le responsable.

Presque tout est construit

"Nous avons pratiquement tout" pour les Jeux d'hiver de 2026, hormis un anneau de vitesse pour le patin à glace et une piste de bob, a relevé Bernard Rüeger, en mentionnant celle de St-Moritz.

Le coût opérationnel des jeux est estimé à 1,8 milliard de francs. La part des sponsors, des collectivités publiques et des "divers" se monterait à 750 millions. Ces chiffres se basent sur le dossier de candidature des Grisons pour 2022.

Budget réaliste

Bernard Rüeger n'a pas voulu préciser la part exacte que les finances publiques devraient assumer. La Confédération serait prête à mettre un milliard comme garantie, a-t-il indiqué après avoir rencontré trois conseillers fédéraux.

Côté recettes, les jeux pourraient générer 85 millions d'impôts et 1,5 milliard d'apport pour l'économie. Pas moins de 500'000 visiteurs seraient attendus avec 750'000 nuitées à la clé, ainsi que 3,5 milliards de téléspectateurs.

Les Grisons et Zurich

La candidature de Suisse occidentale n'est toutefois pas la seule en lice. Avec le soutien de Zurich, les Grisons se relancent après l'échec subi en votation en mars 2013.

Jusqu'à présent, la Suisse a organisé deux fois les Jeux olympiques d'hiver, à St-Moritz en 1928 et 1948. Elle a connu aussi des échecs: Sion en 2002 (Salt Lake City) et en 2006 (Turin). En 1988, les Lausannois avaient dit niet par 62% des voix.

sda-ats

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