Vers un nouveau modèle de production et de consommation électriques


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Le directeur de l'OFEN Benoît Revaz estime qu'il faut repenser l'entier du système de production électrique en Suisse (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

La production nucléaire suisse, qui fournit de l'électricité en continu, ne sera progressivement plus nécessaire sous cette forme, affirme le directeur de l'Office fédéral de l'énergie (OFEN). Une nouvelle dynamique de consommation et de production se met en place.

"De nouveaux modèles vont apparaître, comme la production décentralisée ou la gestion proactive de la demande grâce aux banques de données", explique dans un entretien diffusé lundi par Le Temps le chef de l'OFEN Benoît Revaz, qui se dit neutre vis-a-vis du nucléaire.

Il pointe notamment la domotique et le stockage de l'électricité, qui permettront d'éviter les fortes pointes de consommation sur le réseau électrique. "C'est l'entier du système qu'il faut rééquilibrer", note-t-il. Selon lui, la numérisation du système permettra l'éclosion de nouveaux modes de production et de consommation.

Consommateur producteur

Le consommateur, poursuit-il, sera appelé à faire des choix, "à savoir, s'il veut aussi être producteur d'électricité et, dans ce cas, comment il va utiliser ou commercialiser cette énergie". Le responsable cite une plate-forme d'échanges, qui a été constituée à Bâle par des producteurs privés. "C'est une première étape, la suivante étant la possibilité d'échanger directement des kilowattheures entre particuliers".

Concernant les barrages, M. Revaz remarque que tous les acteurs de la branche ne souffrent pas des bas prix de l'électricité. "On entend beaucoup, en Suisse, les acteurs qui souffrent, comme Axpo ou Alpiq. Les autres, qui vivent très bien avec les clients captifs, qui consomment la moitié de la production hydroélectrique, se font très discrets".

Le directeur de l'OFEN indique qu'une révision de la redevance hydraulique est à l'étude. Le projet "vise l'introduction d'une part variable liée au marché, tout en maintenant une part fixe incompressible". Le droit d'eau turbinée touché par les communes de montagne se monte actuellement à 500 millions de francs fixes par an.

ATS

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