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L'espoir de déréglementations et d'allégements fiscaux promis par le président américain dope les valeurs bancaires (archives).

KEYSTONE/AP/SETH WENIG

(sda-ats)

Wall Street a continué de battre des records lundi et l'indice Standard & Poor's a pour la toute première fois dépassé les 20'000 milliards de dollars de capitalisation. La Bourse tente de relancer une dynamique haussière en jouant à nouveau la carte Donald Trump.

Après le cap des 20'000 points franchi par le Dow Jones, Wall Street a ainsi effacé une nouvelle étape historique. Par rapport à son creux de mars 2009, en pleine crise financière, le S&P-500 a rebondi de 240%. Sa capitalisation cumulée était alors inférieure à 6000 milliards de dollars.

L'indice Dow Jones a gagné 142,79 points (0,70%) à 20'412,16 points. Le S&P-500, plus large, a pris 12,15 points (0,52%) à 2328,25 points. Le Nasdaq Composite a avancé de 29,83 points (0,52%) à 5763,96 points.

Le président américain a déclaré la semaine dernière qu'il ferait une grande annonce fiscale, relançant un "rally" qui, déclenché après son élection du 8 novembre, avait finalement buté sur ses propos ouvertement protectionnistes et sur l'absence d'indications précises sur sa politique économique.

"A un moment ou à un autre, il faut joindre l'acte à la parole et je pense qu'on s'en rapproche", a dit Brent Schutte (Northwestern Mutual Wealth Management).

Le S&P, qui a gagné plus de 8% depuis l'élection de Trump, n'a en outre jamais perdu plus de 1% depuis cette date. Il n'a cependant gagné plus de 1% qu'à deux occasions, au lendemain du scrutin et le 7 décembre.

Forts gains sectoriels

Wall Street peut également s'appuyer sur de solides fondamentaux économiques et sur des résultats de sociétés qui semblent plus que satisfaisants. Ces derniers auraient enregistré au quatrième trimestre 2016 leur croissance la plus soutenue en neuf trimestres, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

"A côté du discours de Trump, il y a ces fondamentaux qui vont mieux dans le monde, Etats-Unis compris", a observé Brent Schutte. Dix des 11 grands indices sectoriels du S&P ont fini dans le vert. Les valeurs financières se sont particulièrement distinguées, leur indice enregistrant le plus fort gain sectoriel de la journée, de 1,11%.

Le sous-indice des valeurs bancaires a gagné 1,18%. Ce dernier avait progressé de 24,8% entre le 8 novembre, date de l'élection, et le 9 décembre, date à laquelle le "rally" avait marqué le pas.

Apple bat des records

Les banques se sont ainsi extirpées lundi d'une marge de fluctuation dans laquelle elles étaient coincées depuis début décembre, dopées par l'espoir que l'administration M. Trump tienne ses promesses en matière fiscale et de déréglementation. Goldman Sachs, qui a gagné 1,5%, est la deuxième hausse de l'indice Dow Jones.

Aux valeurs encore, Apple termine sur un gain de 0,9% à 133,29 dollars, un record de clôture qui bat le précédent datant de février 2015 et qui était de 133 dollars. Les traders espérent que le lancement d'un iPhone spécial 10ème anniversaire relancera les ventes du smartphone.

En outre, une analyste de Goldman Sachs a relevé son objectif de cours d'Apple à 150 dollars, anticipant l'inclusion dans cet iPhone spécial de technologies de réalité augmentée.

La capitalisation d'Apple approche des 700 milliards de dollars, contribuant ainsi au gonflement de celle du S&P-500. Apple a gagné 15,1% depuis le début de l'année, mais il reste encore loin de son record historique de 134,54 dollars atteint le 28 avril 2015.

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ATS