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La Suisse est apparue comme une "élève modèle" samedi lors de l'assemblée de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington, a indiqué Ueli Maurer. Le conseiller fédéral a relevé le meilleur climat régnant entre la justice américaine et les banques suisses.

Avec son frein à l'endettement, la Suisse pourrait service de modèle à d'autres pays, a relevé samedi devant les médias le chef du Département fédéral des finances (DFF). M. Maurer a participé dans la journée à des discussions portant sur la gestion du budget et l'amélioration de la politique structurale.

"Nous sommes d'avis qu'une politique budgétaire nationale claire est la base pour la croissance économique", a poursuivi le conseiller fédéral. Mais de nombreux risques globaux, tels que le prix des matières premières, le terrorisme et les problèmes migratoires affectent l'économie mondiale.

Les attentes envers un développement économique sont atténuées, mais l'élan devrait reprendre à long terme, a souligné Ueli Maurer. Ce dernier participait à sa première assemblée du FMI et de la Banque mondiale.

Prêt à agir

Les "Panama Papers" se sont également invités à l'ordre du jour à Washington. Le chef du DFF s'est dit attentif aux récentes révélations et prêt à agir le cas échéant. Les autorités pénales devraient agir si des délits apparaissent, a ajouté le Zurichois.

Enfin, Ueli Maurer s'est également prononcé sur les relations entre les banques suisses et les autorités judiciaires américaines. La situation était tendue ces dernières années, a indiqué le ministre des finances. Or, il règne aujourd'hui un bien meilleur climat. "Nous avons à nouveau retrouvé une culture de dialogue, ce qui est bien", a conclu le conseiller fédéral.

Le franc toujours surévalué

Outre le conseiller fédéral, le président de la Banque Nationale Suisse (BNS) Thomas Jordan était également présent à Washington. Lors de cette réunion les participants sont tombés d'accord sur le fait que le franc suisse est encore surévalué, ce qui place le pays dans une situation délicate, a rapporté M. Jordan.

La politique de la Banque nationale, introduire des intérêts négatifs et intervenir en cas d'urgence avec une correction du taux de change, est justifiée et reconnue internationalement, a-t-il ajouté.

La BNS est une des pionnières en matière de mise en oeuvre d'intérêts négatifs, ce qui a suscité l'intérêt de nombreux participants à la conférence, a noté le président de l'institut d'émission helvétique. Thomas Jordan a donc fait part à l'assemblée des expériences de la Suisse avec ce "nouvel instrument".

Les intérêts négatifs ont notamment permis d'endiguer le flux des capitaux en Suisse. Il est également apparu qu'ils ont peu d'influence sur le taux d'intérêt hypothécaire, a expliqué le banquier central.

De manière générale, ce dernier juge l'expérience positive. Et de rappeler qu'il ne s'agit toutefois pas là d'une solution-miracle applicable dans chaque cas et dans tous les pays.

sda-ats

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