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Le centre dépend pour le moment du CICR (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Un nouveau Centre de compétences en négociation humanitaire sera lancé mardi à Genève. Porté par cinq organisations, il doit apporter un soutien et harmoniser les procédures de leurs membres dans les conflits.

Le centre sera lancé en soirée au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dont il dépend pour les cinq premières années. Le conseiller fédéral Didier Burkhalter, le directeur général de l'ONU à Genève Michael Møller et le président du CICR Peter Maurer doivent prendre la parole.

L'objectif est d'établir "une communauté de pratiques", a dit lundi à l'ats le directeur du centre Claude Bruderlein, conseiller de M. Maurer. Les négociations à plusieurs niveaux pour un accès aux villes assiégées en Syrie montrent le besoin de cet instrument, selon lui.

Plusieurs ONG ou ONU

Soutien technique et de recherche, éducation, les discussions vont porter notamment sur la protection des populations ou des hôpitaux ou encore les états de siège. "Un négociateur à Mossoul" doit pouvoir contacter un collègue d'une autre institution "qui a travaillé sur le même thème ou avec le même interlocuteur", estime M. Bruderlein.

Le centre regroupera dès janvier prochain quatre personnes. Le budget devrait atteindre 80'000 francs, sans compter les apports en terme de personnel par les partenaires.

Outre le CICR, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM), Médecins sans frontières Suisse (MSF) et le Centre pour le dialogue humanitaire participent. Chaque personne détachée par son organisation est active dans la négociation et le centre doit permettre de renforcer le dispositif de chaque institution.

Plusieurs réunions

Avant le lancement de mardi, une dizaine de rencontres ont été organisées depuis deux ans à Genève mais aussi au Liban, au Sénégal, en Thaïlande, en Turquie ou au Kenya. Ils seront étendus à Dubaï pour 2017.

"Les négociateurs en première ligne" sont essentiellement désormais des employés locaux et leur analyse reste souvent "dans leur contexte", explique M. Bruderlein.

Le centre sera lancé en marge de la première rencontre annuelle des négociateurs humanitaires "en première ligne", financée par la Suisse, qui doit avoir lieu au moins cinq ans de suite. Pour cette première rencontre, plus de 200 personnes doivent se réunir pendant deux jours.

sda-ats

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