Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Boris Collardi, directeur général de Julius Baer, a créé la surprise, en annonçant son départ du gestionnaire de fortune zurichois. Le Vaudois rejoindra dès la mi-2018 le concurrent genevois Pictet en tant qu'associé-gérant (archives).

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

L'environnement est resté difficile en 2017 pour le secteur bancaire suisse. Le long feuilleton du conflit fiscal avec les Etats-Unis n'a pas encore trouvé son épilogue, les banques cantonales de Zurich et de Bâle n'ayant toujours pas conclu d'accord avec Washington.

Fin 2016, le Département américain de la justice (DoJ) a mis fin officiellement à son programme consacré au règlement du litige fiscal avec les banques suisses. Il a signé 80 accords avec des établissements de la catégorie 2, soit ceux qui avaient de bonnes raisons de croire qu'ils avaient violé le droit fiscal américain.

Parmi les établissements de la catégorie 1, les cas des banques cantonales de Zurich (BCZ) et Bâle (BKB) demeurent en revanche pendants. La BKB a maintenu à 100 millions de francs sa provision pour frais de procédure et pour paiement éventuel d'une amende. Une option à laquelle son homologue zurichoise a pour l'heure renoncé.

Contactée par l'ats, la BCZ indique toujours ignorer quand la procédure en cours pourra trouver son issue, tout en se disant prête à tout moment à mettre un point final au conflit. En février, la banque avait déclaré qu'elle n'avait pas encore ouvert les discussions, le DoJ fixant lui-même le calendrier.

Poids du passé

D'autres affaires héritées du passé ont continué d'alimenter l'actualité bancaire. Après avoir entraîné en 2016 la dissolution de la Banca della Svizzera Italiana (BSI) à l'issue de son intégration dans le gestionnaire de fortune zurichois EFG International, le scandale du fonds d'Etat malaisien 1Malaysia Development Berhad (1MDB) a rattrapé d'autres établissements suisses.

En avril, la FINMA a réprimandé UBS pour n'avoir pas suffisamment contrôlé à Singapour les transactions d'une relation d'affaires importante. Deux mois plus tôt, l'Autorité de surveillance des marchés financiers a sanctionné la banque Coutts & Co. Ayant failli à ses obligation en matière de blanchiment, la filiale zurichoise en liquidation du groupe britannique Royal Bank of Scotland (RBS) devra verser 6,5 millions de francs au titre de gains indûment acquis.

En décembre enfin, la FINMA a pointé du doigt les importants manquements de la filiale helvétique de la banque américaine JP Morgan en matière de blanchiment d'argent, sans prononcer de sanction. Elle devra cependant se soumettre à un audit.

Soucis en France

Une seule procédure sur les sept ouvertes est encore pendante dans le cadre de l'affaire 1MDB. Le Ministère public de la Confédération enquête aussi. Outre en Suisse et à Singapour, le scandale du fonds créé en 2009 et dont le premier ministre malaisien Najib Razak est le président consultatif, a déclenché des enquêtes aux Etats-Unis.

Toujours au chapitre judiciaire, UBS a été renvoyée devant un tribunal correctionnel. L'établissement aux trois clefs devra répondre des accusations de "démarchage bancaire illégal" ainsi que "blanchiment aggravé de fraude fiscale", sa filiale française étant accusée elle de "complicité".

Dans un dossier similaire, HSBC a en revanche signé un accord inédit avec avec le Parquet national financier (PNF) français mettant fin à l'instruction ouverte à l'encontre de sa filiale helvétique pour démarchage illicite et infractions fiscales. HSBC Private Bank Suisse paiera une amende de près de 350 millions de francs.

Sur un tout autre front, Boris Collardi, le directeur général de Julius Baer, a créé la surprise en fin d'année 2017, en annonçant son départ avec effet immédiat du gestionnaire de fortune zurichois. Le Vaudois de 43 ans rejoindra dès la mi-2018 le concurrent genevois Pictet en tant qu'associé-gérant. Bernhard Hodler lui succédera.

Nouveaux billets

Du côté des grandes banques, Credit Suisse a renoncé à faire entrer en Bourse son entité suisse dans le cadre de son projet de recentrage. Le numéro deux bancaire helvétique a expliqué sa décision en mentionnant uniquement une valeur ajoutée pour les actionnaires.

La proposition de l'investisseur Rudolf Bohli de scinder Credit Suisse en trois entités distinctes est venue animer l'automne. Le gérant du fonds monégasque RBR Capital Advisors, qui a pris une part de 0,2% dans Credit Suisse, ambitionne la création d'une banque d'investissement, d'une société de gestion d'actifs et d'une troisième entité chargée de la gestion de fortune.

Plus d'un an après la coupure de 50 francs, la Banque nationale suisse (BNS) a mis en 2017 en circulation deux nouveaux billets de cette série, soit celui de 20 francs en mai, puis, en octobre, celui de 10 francs.

Alors que cette série - la 9e - a déjà subi six ans de retard, la BNS a dû voler au secours de Landqart afin d'en garantir la production. L'institut d'émission s'est emparé fin décembre de 90% du fabricant grison de papier de sécurité, le groupe zurichois d'édition et d'impression Orell Füssli reprenant les 10% restants, pour un montant total de 21,5 millions de francs.

Enfin, le paysage bancaire s'est enrichi d'une nouvelle marque. La Banque Coop, établissement bancaire bâlois dont l'actionnaire majoritaire est la Banque cantonale de Bâle, a pris le nom de Banque Cler, un mot romanche signifiant "claire, simple et compréhensible."

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.









ATS