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A Hong Kong, André & Cie suscite les convoitises de Noble Group

Noble Group, le négociant en matières premières de Hong Kong, veut racheter pour 64 millions de dollars les seize filiales asiatiques d'André & Cie. En proie à de graves difficultés financières, le groupe suisse entend ainsi sauver un maximum de sa substance.

Basé à Hong Kong mais coté à la Bourse de Singapour, Noble Group, un fournisseur de matières premières, dit qu'il va acquérir les seize filiales asiatiques d'André & Cie.

Le groupe lausannois est acculé à la faillite après avoir subi une perte de 500 millions de dollars en spéculant sur le marché du soja de Chicago. André a annoncé, récemment, la cessation de ses activités commerciales à Lausanne.

Seul un management réduit sera maintenu. Une centaine d'emplois vont disparaître au siège lausannois, après la suppression de 75 emplois divulguée en janvier.

«Les filiales de André en Asie n'ont aucun problème. Elles ne pouvaient pas commercer parce que la société mère en Suisse est en sursis concordataire. Mais nous allons stabiliser leur situation, les reprendre. Nous ne pouvons que gagner au change», déclare à Singapour le PDG de Noble Richard Elman.

En Asie, où il emploie 250 personnes, André est surtout actif dans le négoce du riz, du blé, du maïs et du soja.

Sises à Singapour, en Australie, en Indonésie, en Thaïlande, en Inde, au Pakistan, en Birmanie, au Japon, au Vietnam et en Chine, ses principales filiales ont réalisé, l'an dernier, un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars, le tiers de l'ensemble du groupe suisse.

«Noble traite surtout le sucre et le cacao. La reprise des filiales de André va nous permettre d'élargir nos activités à d'autres matières premières et à devenir l'un des plus importants négociants de la planète», ajoute Richard Elman.

Ces cinq dernières années, les filiales asiatiques du groupe André ont réalisé des bénéfices. Noble espère qu'elles apporteront la même contribution à ses profits. Son chiffre d'affaires, en 2000, s'est élevé à 1,2 milliard de dollars pour un bénéfice net de 21,1 millions de dollars.

Le mois dernier, le responsable de André pour la région Asie-Pacifique Mario Bernasconi déclarait à l'agence Reuters que André entendait continuer ses opérations en Asie et même à les élargir.

Quand bien même un autre directeur du groupe suisse assurait, un peu plus tard, que la vente de ses filiales en Asie était une possibilité si ses banques à Singapour lui pressentaient un repreneur. Tout indique que Noble est le meilleur candidat à leur rachat.

Georges Baumgartner, Tokyo


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