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ABB: l'accord sur l'amiante est sous toit

Le plan d'indemnisation peut être mis en oeuvre. Keystone

Le plan d'indemnisation de 1,43 milliards de dollars proposé par ABB en faveur des victimes américaines de l'amiante n'a fait l'objet d'aucun recours.

Ce contenu a été publié le 01 avril 2006 - 12:03

Le groupe technologique helvético-suédois peut ainsi clore définitivement l'important chapitre «Combution Engeneering» du dossier amiante aux Etats-Unis.

ABB franchit ainsi une étape importante dans son histoire, s'est réjoui samedi Fred Kindle, le patron du géant technologique actif dans les équipements électriques et l'automation.

Aucun recours n'ayant été interjeté jusqu'à vendredi à minuit par les plaignants contre la décision de la cour de Camden dans le New Jersey, le plan d'indemnisation établi par la multinationale sise à Zurich va donc pouvoir être mis en œuvre.

Le plan d'indemnisation

Celui-ci prévoit notamment la mise en faillite de «Combution Engeneering» , société actuellement placée sous la loi de protection des créanciers dite «Chapter 11». Si l'entreprise existe toujours, elle n'aura pratiquement plus d'importance pour ABB.

Parallèlement, ABB versera en liquide et en actions du groupe 1,43 milliard de dollars (1,86 milliards de francs suisses) à un fonds.

Pour assurer les paiements aux victimes de l'amiante, un trust a été créé. Il sera également chargé de régler d'éventuelles demandes d'indemnisation ultérieures.

La fin des incertitudes

Pour mémoire, ABB avait acheté en 1990 la firme américaine Combustion Engineering alors que celle-ci faisait déjà face à quelques plaintes d'anciens employés. Il se trouve que dans les années 70, cette société avait produit des chaudières contenant de...l'amiante.

Très rapidement, ABB avait été assaillie par une avalanche de plaintes - près de 100'000 ! -, la précipitant en 2002 au bord de la banqueroute. Heureusement, un changement de direction suivi d'une restructuration majeure a permis de remettre la compagnie sur les rails.

L'accord avec les plaignants met aujourd'hui définitivement fin à une longue phase d'incertitude pour le groupe helvético-suédois.

Certes, un litige existe encore concernant une autre filiale américaine d'ABB, Lummus. Mais ce dossier devrait être réglé dans un futur proche et la vente de cette filiale devrait suivre.

A noter que l'an dernier, ABB a retrouvé les chiffres noires pour la première depuis l'an 2000 avec un bénéfice net de 735 millions de dollars (963 millions de francs).

swissinfo et les agences

En bref

En 1990, ABB a acheté la firme américaine Combustion Engineering – qui avait produit des chaudières contenant de l'amiante dans les années 70 – malgré le fait que celle-ci faisait déjà face à quelques litiges concernant l'amiante.

L'augmentation du nombre de plaintes dans les années 90 conduisait Combustion Engineering a demandé – en 2003 - la protection de la loi américaine sur les faillites.

ABB proposait alors un accord global extra-judiciaire de 1,2 milliard de dollars (1,6 milliard de francs) afin de régler l'affaire de l'amiante. Cette proposition était refusée en décembre 2004 par une cour de justice US en raison de l'inclusion de la filiale Lummus dans le paquet.

La multinationale helvético-suédoise s'engageait alors à verser un montant supplémentaire d'environ 232 millions de dollars (304 millions de francs) pour régler les questions liées à l'amiante de ses filiales américaines. Ce plan était accepté le 28 février 2006 par une cour du New Jersey.

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