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La FIFA a reconnu ses responsabilités en matière de conditions de travail des ouvriers sur les chantiers du Mondial 2022 au Qatar (archives).

KEYSTONE/EPA/STR

(sda-ats)

FIFA et syndicats ont signé un accord sur les conditions de travail des ouvriers employés pour la Coupe du monde 2022 au Qatar. La Suisse a servi de médiateur. Plusieurs mouvements, dont l'USS, dénoncent depuis des années la situation indigne sur ces chantiers.

L'accord, signé le 2 mai, fait suite à une plainte déposée en 2015 par l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) auprès de la Suisse, pays hôte de la FIFA. Il prévoit la création d'un organe de contrôle au Qatar ainsi qu'une procédure de traitement des plaintes des travailleurs.

L'accord stipule en outre que les parties soumettront chacune dans un délai de six mois un rapport sur les progrès effectués. Elles se retrouveront dans un délai de neuf mois pour faire le point sous les auspices de Berne. La Suisse décidera alors de la suite à donner au suivi.

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a servi de médiateur entre la FIFA et l'IBB, a indiqué mercredi son porte-parole Fabian Maienfisch, confirmant une information du Temps. Avant l'implication du "Point de contact national", il y avait déjà eu des contacts entre la FIFA et l'IBB, mais sans résultat.

Esclavagisme moderne

Les syndicats dénoncent depuis des années la kafala, un système de garant pour être engagé, qui s'apparente au Qatar à une forme moderne d'esclavage. L'an dernier, la Confédération syndicale internationale (CSI) affirmait que 1200 ouvriers avaient déjà perdu la vie sur les chantiers de la Coupe du monde et craignait jusqu'à 7000 décès. Le pays accueille environ deux millions de travailleurs étrangers pour ce Mondial.

La CSI, qui s'est fortement engagée sur ce dossier, a salué le résultat de la médiation helvétique. "Nous attendons avec impatience la mise en œuvre intégrale de cet accord", indique sur le site du syndicat Sharan Burrow, la secrétaire générale de la CSI.

Ce n'est pas la première fois que le "Point de contact national" du SECO intervient pour de telles missions. Le site de la Confédération liste une douzaine de cas dont un déjà pour le Qatar en 2015 en matière de santé des travailleurs.

ATS

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