Forte augmentation des prix en octobre
Le renchérissement atteint 1,3% en rythme annuel, soit le plus haut niveau depuis plus d'un an et demi.
Cette poussée d’inflation est due à l’augmentation du prix du mazout et de l’habillement. Pour autant, le climat de consommation reste relativement stable.
L’indice suisse des prix à la consommation a progressé de 0,9% en
octobre par rapport à septembre. En rythme annuel, le renchérissement se situe à 1,3%, contre 0,9% en septembre.
Cette poussée ressort des derniers chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique qui relève également que le taux d’inflation n’a pas atteint ce niveau depuis mars 2003.
La hausse a été nette dans le domaine de l’habillement et des chaussures (+15,1%). Les prix soldés relevés en janvier et en juillet ont été compensés en octobre par les prix plus élevés des collections de vêtements d’hiver et de vêtements portés toute l’année.
Les produits pétroliers ont également alimenté le renchérissement. Ainsi, les prix du mazout ont progressé de 17,4% par rapport au mois précédent et de 37,9% par rapport à octobre 2003.
L’Office fédéral de la statistique relève également une légère hausse des prix dans les restaurants et dans le domaine des transports.
Et ça n’est pas tout. La valeur des produits importés a progressé de 3,3 % par rapport au mois précédent. En rythme annuel, les produits importés ont renchéri de 2,2%, alors que les produits indigènes n’ont augmenté que de 1 %.
Consommation stable
Malgré tout, le climat de consommation en Suisse est demeuré pratiquement stable en octobre. Selon l’enquête trimestrielle du mois d’octobre du Secrétariat d’Etat à l’économie (seco) – effectuée auprès d’environ 1’100 ménages, l’indice de référence s’est établi à -13 points, contre -12 points en juillet.
Le seco explique ce résultat par une appréciation plus pessimiste de la situation économique générale, qui a été compensée par une évaluation plus favorable du développement des budgets privés.
Une évaluation que nuance Délia Nilles. «La consommation des ménages, qui représente 60 % du produit intérieur brut (PIB), profite encore de la dynamique relevée en début d’année», note l’économiste de l’institut Créa.
Cela dit, l’image donnée par le sondage du seco reflète assez fidèlement les prévisions des experts, à savoir une perte de vigueur de la reprise en cours depuis la mi-2003.
Emploi incertain
Dans son enquête, le seco relève également l’absence d’impact de la reprise de ces derniers mois sur le marché du travail. Un phénomène qui se ressent dans l’appréciation des ménages sur la sécurité de l’emploi: davantage d’incertitude et une prudence accrue, qui rejaillit dans une volonté plus marquée, bien que modeste, d’épargner.
Les Suisses hésitent par contre à acheter des équipements onéreux, comme des voitures, des meubles ou des appareils électroménagers coûteux. Les réponses collectées par le seco montrent que les consommateurs préfèrent reporter ce type d’achats.
Relevons toutefois que l’indice global du climat de consommation en Suisse affiche une valeur bien meilleure qu’il y a deux ans à peine. En octobre 2002, il était tombé à – 39 points. Et ce, alors que l’économie helvétique connaissait une sérieuse récession.
swissinfo avec les agences
L’indice des prix à la consommation a augmenté de 1,3% en octobre.
Le mazout a augmenté de 17’4% et le secteur de l’habillement de 15,1%.
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