Crise: le Conseil des droits de l’homme divisé
Pays industrialisés et pays en développement divergent sur l'impact de la crise économique. Le Conseil des droits de l'homme n'a pas réussi à adopter par consensus une résolution sur la crise économique. La Suisse a déploré l'absence d'un «message clair».
Lundi à Genève, les pays de l’Union européenne (UE), la Suisse, le Canada, le Japon, le Mexique, la Corée du Sud et l’Ukraine se sont abstenus lors du vote sur la résolution, adoptée à deux contre un par les pays en développement.
Pour les Occidentaux, le texte sur une réglementation internationale est déséquilibré et l’ambassadeur de Suisse Dante Martinelli a regretté que plusieurs paragraphes ne relèvent pas du mandat du Conseil de l’ONU.
Le Brésil, la Chine et l’Egypte ont de leur côté critiqué l’abstention des pays riches et souligné que le Conseil avait joué son rôle. La résolution appelle à l’élargissement de la participation des pays en développement dans les décisions économiques au niveau international.
Elle demande aux Etats de créer ou préserver la protection sociale pour les plus vulnérables et s’inquiète de la remise en cause des Objectifs de l’ONU pour le Millénaire.
Le texte exhorte les Etats à ne pas diminuer l’aide au développement et à ne pas céder au protectionnisme. Il salue la décision de l’Assemblée générale de l’ONU d’organiser une conférence sur les effets de la crise du 1er au 4 juin prochain.
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