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Des étudiants manfestent en faveur du climat

Aujourd’hui en Suisse

Chères lectrices, chers lecteurs

Le premier sondage de la SSR laisse entrevoir qu’une large majorité des Suisses soutient la nouvelle loi sur le climat. Les deux autres objets soumis en votation le 18 juin devraient également passer l’épreuve des urnes, à savoir: la réforme de la taxation des bénéfices des multinationales, et la révision de la loi Covid-19.

Dans cette sélection, je vous parlerai également de la situation du logement en Suisse, de ces Suissesses qui ont vécu l’injustice de perdre leur passeport à la suite de leur mariage avec un étranger, et des conséquences de la démission de la négociatrice suisse en chef avec l’UE.

Bonne lecture,

Un homme installe un panneau solaire
© Keystone / Jean-christophe Bott

Le 18 juin, les Suisses sont appelés à se prononcer sur trois sujets, dont la nouvelle loi sur le climat. L’objectif: réduire à zéro émission nette les gaz à effet de serre d’ici 2050. 

Cette nouvelle loi, que combat l’UDC, vise à accélérer la transition vers les énergies renouvelables. Selon le premier sondage de la SSR, 72% des Suisses soutiennent cette législation. Pour les Suisses de l’étranger, 66% la soutiennent. 

Autre sujet qui sera abordé le 18 juin: la taxation des bénéfices des multinationales. Sur cet enjeu, 84% des personnes sondées sont favorables à la réforme initiée par l’Organisation de coopération et de développement économique, qui vise à instaurer davantage d’équité fiscale au niveau planétaire. Les Suisses de l’étranger y sont favorables à 89%.

Enfin, concernant la loi Covid, 68% des personnes interrogées soutiennent la base légale qui régit les mesures de lutte contre la pandémie. C’est la troisième fois que le peuple est amené à se prononcer sur cette loi.

Une image illuistrant des appartements
© Keystone / Martial Trezzini

Nous restons dans les sondages avec celui mené par Hellosafe sur les évolutions des loyers en Suisse. Selon Blick, une conclusion interpelle: dans les budgets des ménages suisses, le loyer pèserait moins aujourd’hui qu’il y a trois ans.

Ainsi, les Suissesses et les Suisses non propriétaires auraient dépensé en moyenne 21,48% de leur salaire pour occuper un logement en 2022, contre 23,66% en 2019. Au niveau national, c’est Berne qui sort du lot avec 22,84%.

Selon le sondage, en terres romandes, ce sont les ménages vaudois et genevois qui paieraient les loyers les plus chers avec des montants mensuels moyens d’environ 1520 francs. En ville de Genève, le loyer moyen atteint 2450 francs.

Il semble, selon Blick, que les loyers augmenteraient moins vite que les salaires. Ce qui expliquerait que les loyers, qui ne cessent d’augmenter, pèseraient moins dans le porte-monnaie aujourd’hui qu’il y a trois ans.

La pénurie de logements fait débat depuis plusieurs semaines. Si, à l’échelle nationale, la situation n’est pas encore dramatique, le marché du logement est tendu dans certaines régions. Et les perspectives pour les années à venir ne sont pas réjouissantes, selon le Département fédéral de l’Économie

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Modéré par: Melanie Eichenberger

Comment avez-vous obtenu ou perdu la nationalité suisse?

Et quelles conséquences cela a-t-il eu sur votre vie? Racontez-nous votre histoire.

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Une passeport suisse avec la photo d une femme et de son fils
Jacques Humbert / Montage: Helen James, swissinfo.ch

Je vous parlais hier de cette injustice faite aux Suissesses qui, jusqu’en 1953, perdaient leur nationalité lorsqu’elles épousaient un étranger. Je vous propose de revenir sur ce sujet, avec cette question: pourquoi, malgré plusieurs révisions de loi, certains enfants de femmes suisses vivant à l’étranger n’ont toujours aucune chance d’obtenir le passeport à croix blanche?

Dans les faits, l’injustice faite aux Suissesses devait avoir disparu il y a 30 ans. Mais dans la réalité, les règles en vigueur depuis des décennies continuent de produire leurs effets aujourd’hui.

Ainsi, jusqu’il y a peu, seul l’enfant né d’un père suisse et d’une mère étrangère acquérait la nationalité suisse à la naissance. L’enfant d’une mère suisse et d’un père étranger n’en bénéficiait pas.

Pour rappel, jusqu’en 1952, la situation était pire en raison de la «règle du mariage»: les Suissesses qui épousaient un étranger perdaient automatiquement leur passeport suisse. Cette situation a été dramatique pour beaucoup d’entre elles durant la Seconde Guerre mondiale. 

Livia Leu
© Keystone / Peter Klaunzer

Revenons sur la démission de Livia Leu, négociatrice en chef de la Suisse avec l’Union européenne. L’avocat Jean Russotto, dans une interview accordée au Temps, se pose la question: la Suisse veut-elle vraiment aller de l’avant avec l’UE?

Selon cet avocat suisse établi à Bruxelles, dire que le départ de Livia Leu annoncé pour fin août n’aura aucune incidence sur les pourparlers avec l’UE «est un pieux mensonge ou un élément de langage volontaire mal maîtrisé.»

Il se demande qui défendra et vendra le projet de mandat de négociation devant les commissions parlementaires et les cantons, en l’absence de celle qui a mis en place le paquet.

Pour Jean Russotto, les chances que les négociations prennent du retard sont réelles. «Il faut alors se demander si l’intention de conclure est réelle. On est en droit de se demander si le Conseil fédéral veut vraiment aller de l’avant avec l’UE.»

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