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La probabilité qu'un astéroïde heurte la Terre est de 100%, affirme l'ancien astronaute suisse Claude Nicollier, de passage à Genève jeudi soir avec l'Association des explorateurs de l'espace Europe.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

De passage à Genève avec l'Association des explorateurs de l'espace Europe, l'ancien astronaute suisse Claude Nicollier met en garde contre les impacts des astéroïdes sur la Terre. La probabilité qu'un astéroïde heurte la Terre est de 100%, selon lui.

"Ça n'arrivera pas demain, ni dans dix ans, mais peut-être dans cinquante ou dans cent ans: on doit être préparé", a indiqué jeudi soir Claude Nicollier à Keystone et à l'ats. L'Association compte faire passer ce message auprès des décideurs.

Les astéroïdes sont des objets de relativement petite dimension, soit de gros cailloux non sphériques qui passent parfois relativement près de la terre, ajoute M.Nicollier. Un impact avec la Terre causera "des dommages considérables à l'échelle planétaire ou en tous cas à l'échelle d'un continent ou d'un grand pays", selon lui.

Propulsion ionique

Il évoque notamment des tsunamis géants en cas d'impact dans un océan. Un astéroïde pourrait même détruire la vie sur Terre, estime-t-il. Mais selon les explorateurs de l'espace, il existe des possibilités de les détecter suffisamment tôt et d'intervenir pour défléchir leur trajectoire et empêcher la collision.

"Il faut aller avec un vaisseau spatial s'accrocher sur la surface de l'astéroïde et installer un moteur à propulsion ionique", explique M.Nicollier. Ce moteur qui utilise peu de carburant pourra faire changer la trajectoire de l'astéroïde au fil des années et des décennies, ajoute l'ex-astronaute.

Claude Nicollier s'exprimait en marge d'une réunion annuelle de l'Association des explorateurs de l'espace qui a rassemblé douze astronautes à Genève. Cet organisme comprend au total 49 personnes en Europe et 550 dans tout le monde. Seuls les astronautes ayant effectué au minimum un orbite sont acceptés dans ce club.

Du talent et de la chance

A ce jour, Claude Nicollier, 72 ans, reste le seul astronaute suisse. La relève est là, affirme toutefois le professeur. "Il y a beaucoup de jeunes qui ont la motivation et le talent, mais il y a peu de places en Europe", relève-t-il. Il faut de la chance pour passer une fois les sélections de l'Agence spatiale européenne (ESA), selon M.Nicollier.

En attendant un futur astronaute, la Suisse reste véritablement un pays spatial, relève M. Nicollier. Il cite les niches spéciales issues de l'horlogerie, de la mécanique de précision, de la microtechnologie et de la microtechnique. Beaucoup d'industries travaillent pour le spatial, souligne M. Nicollier.

ATS