Coronavirus: manif sans masques, la police zurichoise embarque des participants

La police a rappelé à plusieurs reprises aux manifestants l'obligation de porter le masque, une condition préalable pour que l'événement puisse avoir lieu. KEYSTONE/ENNIO LEANZA sda-ats
Ce contenu a été publié le 19 septembre 2020 - 18:48
(Keystone-ATS)

Environ 500 personnes ont manifesté samedi après-midi à Zurich contre le "mensonge du corona" et les mesures de protection. Les participants ne respectant pas l'obligation du masque, la police est intervenue et a appréhendé des participants.

La police a rappelé à plusieurs reprises aux manifestants l'obligation de porter le masque, une condition préalable pour que l'événement puisse avoir lieu à la Turbinenplatz. Les personnes présentes n'en portant pas par principe, la police est intervenue.

Les agents ont procédé à des contrôles d'identité et emmené des manifestants hors de la place, ce qui a provoqué une brève agitation parmi les participants.

"Nous sommes une bande d'idiots"

Le comédien Marco Rima et le satiriste Andreas Thiel étaient les invités vedettes de cette démonstration de scepticisme. Le second a affirmé que la situation actuelle lui rappelait le fascisme. Selon lui, il n'est plus permis d'exprimer une opinion différente.

Marco Rima a lui distingué des "traits dictatoriaux" dans l'époque actuelle. Il s'est dit traité de fou simplement parce qu'il exprimait une opinion différente: "Selon certains faiseurs d'opinion, nous sommes une bande d'idiots. Et c'est ce que nous sommes", car idiot vient du grec et signifie "personne privée". Le comédien a exigé que "l'hystérie de la science" fasse à nouveau place au bon sens.

Etonnamment, cette tribune de sceptiques a aussi été utilisée par l'ancien présentateur de la SRF Reto Brennwald, qui tourne actuellement un film documentaire sur la crise du coronavirus et a besoin d'argent dans ce but.

Il y a quelques semaines, Reto Brennwald ne serait pas monté à la tribune lors d'une telle manifestation, a-t-il dit. Pour lui, les sceptiques du coronavirus étaient tous des radicaux de droite et des théoriciens du complot. Mais il se pose maintenant aussi des questions.

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