Affaire Bangemann: accord à l’amiable
Martin Bangemann a conclu mercredi un accord avec une agence bernoise de relations publiques qui l´accusait de «rupture de contrat». L´ex-commissaire européen avait décidé soudainement de ne pas participer à un symposium où était invité Christoph Blocher.
Cet arrangement met fin au procès qui avait débuté mardi à Interlaken. Après un bras de fer qui aura duré cinq ans, l’accord d’Interlaken met un terme à une affaire dont Martin Bangemann se serait volontiers passé.
Les deux parties ont convenu de ne révéler aucun détail du texte, approuvé par le président du tribunal Thomas Zbinden. L’accord a été conclu en dépit des «très intéressantes questions juridiques» que la cour aurait eu à trancher, a déclaré M. Zbinden à la presse.
L’ex-commissaire européen était accusé de ne pas avoir participé au symposium «L’UE et l’économie suisse» en juin 1995. Suite à sa défection, la manifestation avait dû être annulée. L’agence organisatrice – bureau bernois de relations publiques Erwin Bishof SA – réclamait en conséquence 242 133,35 francs de dommages et intérêts.
Martin Bangemann avait jeté l’éponge un mois seulement avant le symposium pour des «raisons politiques». Le bureau genevois de la Commission européenne l’avait mis en garde contre une participation à cette manifestation anti-européenne, à laquelle avait également été invité notamment une personnalité peu suspecte d’europhilie: Christoph Blocher. Une rencontre, avec certainement un débat contradictoire avec le tribun zurichois, qui aurait embarrassé Bruxelles.
swissinfo avec les agences
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