La presse romande continue de licencier
En proie à des difficultés financières, Le Temps va supprimer 10 postes, a annoncé Jean-Jacques Roth, rédacteur en chef du quotidien édité à Genève. Cette déclaration fait suite à plusieurs mesures prises par les journaux romands pour faire face à la crise.
«L’équivalent d’une dizaine d’emplois à plein temps seront supprimés dans tous les secteurs de l’entreprise», a annoncé lundi Jean-Jacques Roth sur les ondes de la Radio suisse romande (RSR). Un tiers des réductions de poste devraient toucher la rédaction du journal, notamment par des réductions de temps de travail.
Face à la «chute brutale» des recettes publicitaires enregistrée depuis le début de l’année, «il n’a pas été possible de faire autrement», a indiqué le rédacteur en chef du journal. Autoproclamé «média suisse de référence», Le Temps est un quotidien édité à Genève depuis le 18 mars 1998. Il résulte de la fusion du Journal de Genève et du Nouveau Quotidien.
Cette annonce fait suite à de nombreuses mesures prises par les médias romands pour faire face à la baisse des rentrées publicitaires. Vendredi, le Quotidien Jurassien a annoncé que ses 120 employés ne toucheraient pas de 13e salaire cette année. Le journal genevois Le Courrier a quant à lui lancé un appel au don afin d’obtenir les 150’000 francs nécessaires pour boucler l’année.
Les gratuits ne sont pas épargnés. Le Matin Bleu, lancé à l’automne 2005 en Suisse romande par le groupe Edipresse, est paru pour la dernière fois vendredi dernier. Sa fusion avec l’autre gratuit romand, 20 minutes, a conduit au licenciement de dix journalistes.
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