Secret bancaire: Merz parle de concessions
La Suisse ne va pas abandonner le secret bancaire, mais elle pourrait néanmoins faire quelques concessions en la matière. C'est ce qu'a déclaré samedi le président de la Confédération et ministre des finances Hans-Rudolf Merz devant les délégués de son parti.
Sur le fond, le gouvernement ne veut pas abandonner le secret bancaire, qui est fermement ancré dans la loi et dans les mentalités en Suisse. Cependant, «nous devons accepter la discussion et faire l’une ou l’autre concession», a dit Hans-Rudolf Merz.
Certains points peuvent être discutés, selon le ministre. Et si la Suisse ne le fait pas, elle risque de se retrouver sur liste des Etats non coopératifs. Cela entraînerait des sanctions avec de graves conséquences pour sa place financière, a observé le président de la Confédération.
De son côté, le nouveau président de la direction générale d’UBS a estimé dans la Finanz und Wirtschaft samedi que le secret bancaire n’est pas un modèle fini, et qu’il doit être réajusté. La question est de savoir «si nous pouvons encore cacher des fraudeurs fiscaux derrière le secret bancaire». Pour Oswald Grübel, le secret bancaire peut se maintenir sans offrir un refuge aux fraudeurs.
Dans le cadre des ennuis d’UBS aux USA, Mark Branson, le chef des finances de la gestion de fortune aux Etats-Unis de la banque, témoignera mercredi lors de l’audition de la sous-commission du Sénat sur la fraude fiscale, a indiqué samedi une porte-parole d’UBS.
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