Tout le monde tape sur les bonus

La rétrocession des bonus perçus dans les milieux bancaires continue d'animer les débats. Alors que l'idée semble difficile à mettre en pratique, même des ministres la soutiennent désormais.

Ce contenu a été publié le 26 octobre 2008 - 15:43

Doris Leuthard, patronne de l'Economie estime qu'il vaut la peine d'examiner un arrêt des primes aux managers d'UBS, attendu que la Confédération s'est engagée à soutenir la banque.

«L'Etat ne veut pas financer les salaires élevés des managers de banque, mais soutenir UBS et par là le système banquier», a dit la ministre à la SonntagsZeitung.

Dans la presse dominicale également, le président de la Confédération déclare au SonntagsBlick qu'il est personnellement pour la restitution des bonus, mais que cela «sera difficile».

«La moitié des bonus vont à l'Etat via les impôts, l'AVS, l'AI, etc... Cet argent devrait-il revenir à UBS en cas de remboursement?», demande Pascal Couchepin.

Toujours dans le SonntagsBlick, le député radical (droite) Johann Schneider-Amman estime que le gouvernement doit saisir la procédure d'urgence. «Si on peut décider aussi rapidement pour une pareille somme, on peut aussi le faire avec la même vigueur sur la question des bonus», estime-t-il.

De son côté UBS a déjà réagi, et annoncé qu'elle présenterait à sa prochaine assemblée des actionnaires le 27 novembre un nouveau système de bonus-malus, lié aux résultats de l'établissement.

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