UBS révise à la hausse le montant de sa perte 2008
La perte essuyée par la première banque suisse l'an dernier atteint finalement 20,9 milliards de francs, en raison de coûts supplémentaires générés par ses démêlés judiciaires aux Etats-Unis et ses actifs toxiques transférés à la banque nationale, a-t-elle annoncé mercredi.
Le numéro un mondial de la gestion de fortune avait annoncé le 10 février une perte nette de 19,7 milliards de francs suisses, auxquels sont venus s’ajouter 1,19 milliard de coûts supplémentaires, précise UBS.
La clôture du litige sur des soupçons de fraude fiscale aux Etats-Unis est venu alourdir le bilan. En février, UBS avait en effet été contrainte de livrer aux autorités américaines les noms de quelque 300 clients américains soupçonnés de fraude fiscale et à payer une amende de 780 millions de dollars pour solder le dossier.
La banque a également subi la réévaluation d’environ 7,8 milliards de dollars d’actifs toxiques qui n’ont pas encore été transférés à la structure de défaisance mise en place par la Banque nationale suisse (BNS).
Autre élément, consigné dans le rapport d’activité 2008 d’UBS: l’ex-président Marcel Ospel, qui s’est retiré en avril 2008, n’est pas parti les mains vides. Même s’il a renoncé à quelque 22 millions de francs d’indemnités, un montant de 2,3 millions de francs lui a tout de même été attribué.
Le rapport fait état d’un paquet salarial 2008 de 1,8 million de francs pour le CEO Marcel Rohner, qui vient de jeter l’éponge. Pour le président du conseil d’administration Peter Kurer, parti lui aussi, le montant inscrit est de 1,6 million de francs.
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