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Embarquement de patients alsaciens dans un TGV médicalisé

Ce contenu a été publié le 26 mars 2020 - 09:51
(Keystone-ATS)

L'embarquement des premiers patients gravement atteints par le coronavirus à bord d'un train à grande vitesse (TGV) médicalisé qui doit les évacuer de l'Est de la France vers des hôpitaux de l'Ouest a débuté jeudi matin, selon des journalistes de l'AFP, une opération sans précédent en Europe.

Les premiers patients ont été acheminés sur des civières et embarqués dans le TGV vers 08h30.

Dès le petit matin, les premières ambulances étaient arrivées à la gare de Strasbourg, principale ville d'Alsace, une région particulièrement touchée par l'épidémie.

Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, avait souligné en début de semaine que cette évacuation constituait une "première en Europe".

Cinq voitures

Les vingt patients gravement atteints doivent être transférés vers des hôpitaux dans des villes de l'ouest du pays, Angers, Le Mans, Nantes, la Roche-sur-Yon.

Ils devaient être installés dans cinq voitures, à raison de quatre par salle basse, celles du haut étant dévolues à la circulation des matériels et des personnels soignants, a précisé la Direction générale de la Santé (DGS).

Dans chaque voiture, une équipe médicale constituée d'un médecin anesthésiste-réanimateur, d'un interne, d'un infirmier anesthésiste et de trois infirmiers sera présente, selon la DGS.

Au total, environ 50 soignants et logisticiens participent au voyage.

Autres opérations

Déclenchée pour soulager une des régions de France les plus touchées par la pandémie et ses hôpitaux saturés, cette opération pourrait être amenée à se répéter.

D'autres opérations d'évacuation, via un Airbus de l'Armée de l'air ou par hélicoptère vers des hôpitaux en France ou en Allemagne limitrophe, ont déjà été conduites dans la région du Grand Est où 506 personnes sont mortes à cause du coronavirus.

Toujours dans la région, à Mulhouse : un hôpital militaire de campagne, visité mercredi par le président Emmanuel Macron, a été déployé cette semaine au pied de l'hôpital civil afin de prendre en charge une trentaine de ses patients.

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