La contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a salué jeudi l'évolution "remarquable" du centre psychothérapique de l'Ain à Bourg-en-Bresse. L'institution avait vu ses méthodes d'un autre âge dénoncées en 2016.

Il y a trois ans, la contrôleur général Adeline Hazan avait évoqué les "violations les plus graves des droits fondamentaux" jamais constatées en France, après une visite de l'unique établissement de soins psychiatriques du département.

Pour une capacité de 412 lits, le centre comptait alors 46 chambres d'isolement, dont 35 occupées quotidiennement en moyenne, avec des patients parfois attachés à un fauteuil ou à leur lit "jusqu'à 23 heures par jour". "Cela peut durer plusieurs mois, c'est du jamais vu", avait dit, effarée, Mme Hazan, en émettant des recommandations en urgence pour remédier à la situation.

Aujourd'hui, "la prise en charge des patients a été profondément modifiée", se félicite la même contrôleur. "Le cadre du soin qui était auparavant fondé sur des impératifs de sécurité se structure désormais autour du respect de la dignité et des droits fondamentaux des patients, notamment de leur liberté de circulation", ajoute-t-elle après une mission de contrôle effectuée début juin.

"Le recours à l'isolement et à la contention a été totalement repensé" et cette réflexion "a conduit à une diminution conséquente du nombre et de la durée des mesures. Ces dernières se déroulent dans des conditions matérielles respectueuses de la dignité et du bien-être. L'isolement et la contention sont désormais, en pratique et dans l'esprit des soignants, une mesure de dernier recours", conclut-elle.

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