Le pilotage de la culture genevoise passe en main du canton. L'initiative constitutionnelle visant à mieux répartir les tâches entre l'Etat et les communes a été acceptée par une large majorité des votants, 83,18% des citoyens se prononçant en faveur du texte.

Lancée par les milieux culturels, l'initiative "Pour une politique culturelle cohérente à Genève" a été soutenue dimanche par 93'054 votants, tandis qu'ils ont été 18'822 à s'y opposer. Le taux de participation s'est élevé à 45,29%.

L'initiative était soutenue par tous les partis au Grand Conseil, à l'exception de l'UDC et du MCG. Elle n'a été soumise au souverain que parce qu'elle modifie la Constitution genevoise.

La coordination en matière culturelle revient donc désormais au canton. Celui-ci soutenait peu jusqu'ici la création et les institutions artistiques, ces missions étant assurées par les communes. Certains projets culturels étaient ainsi lésés, en particulier ceux qui visaient à faire rayonner Genève au-delà de ses frontières.

Mise en oeuvre compliquée

L'Etat doit élaborer une vision d'ensemble de la culture à Genève en concertation avec les communes, est-il spécifié dans le nouvel article constitutionnel. Il est précisé que les acteurs culturels doivent également être consultés. Question financement, il est prévu que le canton et les communes s'engagent conjointement.

Le succès de cette initiative dans les urnes était attendu, au vu de la faible opposition qu'elle a suscitée. Se pose dorénavant la question de sa mise en oeuvre qui, selon plusieurs observateurs, s'annonce compliquée. Il s'agira notamment de savoir quels projets peuvent bénéficier d'un cofinancement du canton.

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