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Julius Bär trouve un accord dans l'affaire de corruption de la Fifa

A mi-septembre, la banque avait assuré être à bout touchant sur un accord concernant le scandale de corruption de la Fifa. Le règlement attendu devait dépasser les 10 millions de dollars (archives). KEYSTONE/ENNIO LEANZA sda-ats
Ce contenu a été publié le 09 novembre 2020 - 08:17
(Keystone-ATS)

Le gestionnaire de fortune Julius Bär a conclu un accord avec le Département américain de la justice (DoJ) dans le scandale de corruption de la Fédération internationale de football association (Fifa).

Ces nouvelles réserves vont avoir un impact sur le résultat 2020, indique lundi Julius Bär. L'accord prévoit une clause de non-poursuite de trois ans.

Une résolution finale sera trouvée dans cette affaire d'ici peu, marquant une nouvelle étape dans les efforts de la direction du groupe zurichois pour le règlement des affaires juridiques restantes, en coopération avec les autorités compétentes, affirme le communiqué.

A mi-septembre, la banque avait assuré être à bout touchant sur un accord concernant le scandale de corruption de la Fifa. Le règlement attendu devait dépasser les 10 millions de dollars.

En février et au terme d'une enquête approfondie, le gendarme financier Finma avait dénoncé de graves manquements de la banque zurichoise dans cette affaire, qui avait éclaté en mai 2015 suite à l'arrestation à Zurich de plusieurs dirigeants de la Fifa.

Pointant du doigt des relations bancaires et des transactions critiquables, l'autorité avant enjoint Julius Bär à adopter des mesures afin d'assurer ses obligations juridiques en matière de blanchiment d'argent, mais également à revoir sa politique de recrutement de conseillers à la clientèle.

Le gestionnaire de fortune avait mené une enquête interne suite à son implication dans cette affaire. Les faits remontent à la période durant laquelle Boris Collardi était à la tête de l'établissement. Le banquier, désormais associé-gérant auprès du groupe bancaire genevois Pictet, a fait l'objet de nombreuses critiques pour sa stratégie de croissance imprudente lorsqu'il dirigeait Julius Bär.

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