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La Chine libère Zhang Kai, célèbre avocat de militants chrétiens

Ce contenu a été publié le 24 mars 2016 - 08:41
(Keystone-ATS)

La Chine a libéré mercredi l'avocat Zhang Kai, qui avait été arrêté à la fin août, a annoncé l'ONG China Aid, basée aux Etats-Unis. Me Zhang avait été interpellé après avoir défendu des églises dont les croix chrétiennes avaient été démolies par les autorités.

Sur son site internet, l'organisation de défense des droits de l'homme cite un message écrit par l'avocat sur un réseau social: "Je suis rentré à la maison sans encombre."

Zhang Kai avait été interpellé fin août, avant une rencontre programmée avec l'ambassadeur américain pour les Libertés religieuses David Saperstein. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait exigé sa libération.

Depuis l'arrivée au pouvoir du président chinois Xi Jinping fin 2012, les autorités ont renforcé leur contrôle de la société civile et des groupes religieux, y compris des quelque 70 millions de chrétiens du pays.

Plus de 200 avocats et militants des droits de l'homme, dont Me Zhang, ont été interrogés ou interpellés l'été dernier. Une dizaine ont été formellement inculpés depuis.

La province du Zhejiang (est) a lancé une vaste opération visant à retirer les croix chrétiennes du toit des églises, une initiative considérée par ses opposants comme une répression religieuse. Ces symboles du christianisme ne peuvent désormais être placés que sur la façade des lieux de culte, et non plus à leur sommet, et leur hauteur ne peut dépasser un dixième de celle de l'édifice.

Un site internet officiel d'une ville de la province, Wenzhou Online, avait déclaré le mois dernier que la police du Zhejiang considérait Zhang Kai comme le "cerveau" d'une série de "rassemblements religieux illégaux".

Selon China Aid, Me Zhang a offert une assistance juridique à une centaine d'églises concernées par la campagne de démolition de croix. L'avocat, lui-même chrétien, avait été interpellé dans le cadre d'un système permettant la détention de suspects jusqu'à six mois dans un lieu tenu secret, a précisé l'ONG.

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