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La Confédération complète et affine son arsenal antidjihadiste

Ce contenu a été publié le 26 février 2015 - 11:25
(Keystone-ATS)

La Suisse complète son arsenal pour faire face aux djihadistes. Des mesures aussi bien préventives qu'intrusives ont été prises ou sont en cours d'étude. Parmi elles, une relance du dialogue avec la communauté musulmane, la création d'une hotline ou un accès plus étendus aux données des passagers.

Un phénomène préoccupe particulièrement Berne: les personnes partant dans les zones de conflit. Les mesures visant à endiguer cet engouement et les dangers qui y sont liés relèvent des différentes étapes du parcours djihadiste, selon le rapport de la task force fédérale publié jeudi.

Radicalisation

Il s'agit d'abord de détecter les personnes en phase de radicalisation. Les échanges entre services fédéraux et avec l'étranger sont jugés bons, et les résultats de la surveillance des médias sociaux suffisants. D'autres mesures pourraient s'ajouter comme la mise en place d'une ligne téléphonique spéciale.

La Confédération compte relancer le dialogue avec la communauté musulmane. But: favoriser l'intégration, permettre aux musulmans de condamner le terrorisme et obtenir leur soutien contre l'extrémisme.

Deuxième étape d'intervention: le départ vers une région de conflits. La loi sur le renseignement, actuellement devant le Parlement, permettra de signaler les sympathisants djihadistes dans le Système d'information européen de Schengen. Mais il faut mettre en place des moyens de détection plus larges.

Médias sociaux

Une fois le djihadiste sur place, une instruction pénale est ouverte en Suisse s'il est assez clair que cette personne s'est engagée dans les combats. Pour le surveiller, il faut une nouvelle fois passer par les médias sociaux. Une autre idée serait d'entrer en contact avec lui par ce biais pour le convaincre d'abandonner. Lorsque le djihadiste rentre en Suisse, il peut être arrêté s'il constitue un danger.

Une interdiction d'entrée sur territoire helvétique n'est en revanche pas la meilleure des solutions et doit être tranchée au cas par cas. Premièrement, elle ne peut que cibler les étrangers. Deuxièmement, elle déplace le problème vers un autre pays et empêche des poursuites pénales en Suisse.

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