Navigation

La police chinoise pense avoir capturé le "Jack l'éventreur" local

Le tueur en série présumé est accusé du meurtre et du viol de onze femmes (image symbolique). KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT sda-ats
Ce contenu a été publié le 29 août 2016 - 15:58
(Keystone-ATS)

La police chinoise pense avoir capturé un tueur en série surnommé le "Jack l'éventreur chinois", ont annoncé lundi des médias d'Etat. L'homme serait l'auteur du meurtre et du viol de onze femmes. Certaines ont eu leurs appareils génitaux découpés.

Le suspect, âgé de 52 ans, a été interpellé dans l'épicerie qu'il gère avec sa femme à Baiyin, dans la province pauvre du Gansu (nord-ouest), a indiqué le journal China Daily. Il a avoué ces meurtres, commis entre 1988 et 2002 dans le Gansu et la région voisine de Mongolie intérieure, ajoute le quotidien, qui cite le ministère chinois de la Sécurité publique.

L'auteur des crimes s'en prenait à des jeunes femmes habillées en rouge. Il les suivait jusque chez elles pour les violer puis les tuer, souvent en les égorgeant. Sa plus jeune victime avait huit ans.

Le tueur avait mutilé plusieurs de ces femmes, leur découpant des parties du corps, et retirant les organes génitaux de certaines d'entre elles, a précisé le journal Xinjing Bao (Beijing News). Un mode opératoire qui lui a valu le surnom de "Jack l'éventreur chinois" dans plusieurs médias du pays.

"Il a une perversion sexuelle et hait les femmes", avait déclaré la police en 2004, lorsqu'elle avait pour la première fois établi le lien entre les différents meurtres. "Il est solitaire et asocial", avait-elle souligné. Les enquêteurs avaient offert une récompense de 200'000 yuans (plus de 29'000 francs) pour toute information.

Identifié par hasard

L'homme a été identifié par hasard, après qu'un membre de sa famille, arrêté pour un délit mineur, a vu son ADN prélevé par la police, selon le China Daily. Les enquêteurs ont alors noté des similitudes avec l'ADN du tueur recherché depuis 28 ans et ordonné des tests pour des hommes de la famille. Aucune explication n'est avancée pour expliquer l'arrêt des meurtres depuis 2002.

Les erreurs judiciaires ne sont pas rares en Chine. L'usage de la force pour obtenir des aveux y reste répandu. La justice chinoise a reconnu innocents plusieurs personnes ces dernières années après leur exécution ou leur emprisonnement, à la suite de la découverte du véritable coupable ou de la réapparition de la victime qu'ils étaient censés avoir assassinée.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.