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Selon le chef de l'armée Philippe Rebord, 6169 personnes ont choisi le service civil l’an dernier (archives).

Keystone/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Les effectifs de l'armée suisse sont en danger: selon son chef Philippe Rebord, il manquera bientôt 10'000 hommes. "Le système risque d'imploser, alors que les menaces existent", prévient-il dans un entretien à plusieurs médias. Il veut donc motiver les jeunes.

Pour rendre l'armée plus attractive, le Valaisan envisage notamment d'autoriser les recrues à surfer sur Internet 15 minutes par jour. Des sortes de créneaux horaires. Ainsi, ils n'auraient pas besoin de le faire la nuit, comme c'est le cas aujourd'hui. "Si la recrue surfe sur Internet pendant la nuit, elle a un problème après deux jours", explique-t-il aux journaux alémaniques Tages-Anzeiger et Bund.

"Un choix de confort"

Car c'est là que le bât blesse, entre autres. Les jeunes préfèrent le service civil, car il est plus commode, d'après le chef de l'armée. Il est plus attractif "au niveau des horaires, de la localisation et de la large palette d"activités qu'il offre", relève Philippe Rebord dans une autre interview publiée mardi dans La Liberté.

"On n'y monte pas la garde de nuit par - 35 degrés comme le fait l'armée au Forum économique mondial (WEF) à Davos et on n'y loupe pas les dates d'examens à l'université. 6169 personnes ont choisi le service civil l'an dernier et 16'000 places étaient mises à disposition", poursuit le sexagénaire.

"Et ces chiffres tendent à augmenter. De plus, beaucoup d'hommes quittent l'armée après un ou deux cours de répétition, ce qui démontre que c'est un choix de confort et non plus d'objection de conscience", rappelle-t-il.

Durée limitée

Un manque dont le pays risque de pâtir. Il faudra peut-être faire face aux menaces plus tôt qu'on ne le croit, met-il en garde. Si Zurich était frappé par un attentat comme celui qui a touché Bruxelles, c'est l'armée qui devrait prêter main-forte à la police, illustre-t-il.

Actuellement "nous pouvons faire face à des situations d'urgence, mais pour une durée limitée", précise Philippe Rebord, en fonction depuis le 1er janvier.

Face au manque de soldats, Philippe Rebord compte aussi sur la motivation de femmes: "J'espère qu'il y aura un jour trois fois plus de femmes dans l'armée qu'aujourd'hui. Mais je rassure tout le monde, il n'y aucun dessein caché de rendre le service obligatoire pour les femmes. Le but est uniquement de susciter leur intérêt", explique-t-il à La Liberté.

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ATS