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Le sénateur tessinois Filippo Lombardi (à l'image) a supplié le ministre Guy Parmelin de sauver une partie des chevaux de l'armée. En vain (archives).

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

L'armée va réduire ses effectifs équestres de 65 à 38 bêtes pour des raisons d'économie. Une décision qui fait grincer des dents au Conseil des Etats. Les sénateurs sont montés sur leurs grands chevaux pour dénoncer un mauvais combat qui se trompe de cible.

Le Département fédéral de la défense possède 65 chevaux de selle engagés pour les cours et écoles des formations ainsi que pour le protocole militaire. Ils peuvent aussi être utilisés pour des concours, des cours d'équitation pour officiers ou des activités culturelles comme la fanfare des écuyers ou les corps des dragons bernois.

Mais l'armée doit dégager de l'argent pour investir dans l'immobilier et l'armement. En réduisant les effectifs équestres, la grande muette répond aux injonctions du Contrôle fédéral des finances. Les besoins en chevaux de selle ont été estimés à 38 animaux.

Supplique et ironie

Dans une interpellation, le conseiller aux Etats Jean-René Fournier (PDC/VS) s'inquiète de cette réduction des effectifs. C'est un mauvais projet, l'a soutenu Filippo Lombardi (PDC/TI). "Les chevaux de l'armée contribuent à l'image de notre armée dans le pays, c'est dangereux de s'en priver. Monsieur le conseiller fédéral Parmelin, je vous supplie de revoir la mesure envisagée."

Pourquoi ne pas descendre à zéro tout de suite, a lancé Claude Hêche (PS/JU). Et investir l'argent ainsi économisé dans la race des Franches-Montagnes, en danger, a-t-il ironisé.

Le Contrôle fédéral des finances ne connaît rien à l'usage des chevaux dans l'armée, a dit encore Damian Müller (PLR/LU). Le Centre équestre national de Berne, qui bénéficie d'un contrat de prestations de 2,7 millions de francs, a déjà fait part de son inquiétude.

Question sensible

"La question est hautement sensible, je le reconnais", a répondu le ministre de l'armée Guy Parmelin. "Mais nous irons de l'avant, nous devons faire des économies." Le cas échéant, si des nécessités se font jour, "je laisse la porte un tout petit peu ouverte" pour revoir la problématique, a-t-il finalement concédé.

Concernant le Centre équestre national de Berne, la planification prévue (réduction échelonnée dès 2019) lui laisse le temps nécessaire pour développer d'autres marchés, selon Guy Parmelin.

Les activités hors service, à l'exception de celles de la société des officiers du Tessin et de la société des officiers Arizona en Argovie, pourront être maintenues. La priorité ira aux sociétés ayant un lien direct avec le train ou avec l'Office fédéral du sport.

ATS