Le pouvoir annule les discussions avec les étudiants à Hong Kong

L'administration hongkongaise a annulé les négociations prévues vendredi avec les représentants des étudiants qui ont manifesté par dizaines de milliers pour réclamer des élections libres et la démission du chef de l'exécutif local Leung Chun-ying. Un dialogue constructif est impossible, a estimé l'administration.

"L'appel des étudiants à l'élargissement d'un mouvement hostile a ébranlé la confiance sur laquelle se fondaient nos discussions et un dialogue constructif sera impossible", a déclaré jeudi Carrie Lam, numéro 2 de l'administration.

Le mouvement s'essouffle depuis les heurts qui ont eu lieu la semaine dernière avec la police et des partisans du pouvoir chinois. Le nombre de manifestants dans les rues de Hong Kong s'est réduit à quelques centaines répartis en divers endroits de la ville. Ils réussissaient toutefois toujours à bloquer certaines grandes artères.

Le département hongkongais de la Justice avait auparavant invité le parquet à enquêter sur un versement de 6,4 millions de dollars (6,05 millions de francs) dont Leung Chun-ying aurait bénéficié de la part d'une société australienne.

Position inconfortable

D'après l'organe de presse australien "Fairfax Media", la société d'ingénierie UGL a versé cette somme en 2012 et 2013 dans le cadre de son acquisition de DTZ Holdings, une société de conseil immobilier qui employait Leung Chun-ying en tant que directeur Asie-Pacifique avant que ce dernier ne prenne la tête de l'exécutif de Hong Kong en juillet 2012. Les services de M. Leung et UGL démentent toute malversation.

Ces soupçons rendent encore plus inconfortable la position de M. Leung à la tête de l'exécutif de Hong Kong, dont la démission est réclamée par les manifestants.

Commission d'enquête

Présidente du Parti démocratique, Emily Lau a déclaré que son groupe parlementaire allait tenter d'obtenir la création d'une commission d'enquête au sujet de l'argent qu'aurait perçu le chef de l'exécutif. Une telle initiative doit toutefois être approuvée à l'unanimité des 70 membres du Conseil législatif, au sein duquel les soutiens de la Chine sont majoritaires.

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